Le Premier ministre au CNN : Nous ne faisons pas face à des forces régulières mais à des gangs et des mercenaires

 

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le Premier ministre du Soudan, Kamil Idris, a affirmé que son initiative présentée au Conseil de sécurité cette semaine représente une opportunité historique pour mettre fin à la guerre civile, appelant la communauté internationale à se tenir du “bon côté de l’histoire”.

Dans une interview avec CNN, Idris a souligné que l’initiative repose sur la protection des civils, l’acheminement de l’aide humanitaire, la responsabilité et la réconciliation, en vue d’un redressement national. Il a indiqué qu’un cessez-le-feu seul ne suffit pas s’il n’est pas accompagné du retrait des milices des villes et des zones qu’elles ont contrôlées, de leur regroupement dans des camps sous supervision internationale et de leur désarmement progressif.

Le Premier ministre a expliqué que la communauté internationale est relativement d’accord sur la nécessité de mettre fin à la guerre et que le Conseil de sécurité est tenu de retrouver son rôle initial en exerçant des pressions directes sur ces groupes armés.

Idris a nié l’existence de la milice de soutien rapide sous sa forme légale, affirmant qu’elle a été officiellement dissoute et est devenue des milices illégales comprenant des mercenaires étrangers, dont des Colombiens, ainsi que des réseaux criminels liés au trafic de drogue.

Il a déclaré que le Soudan ne fait pas face à une armée régulière mais à des gangs et des mercenaires, soulignant que cette guerre a été imposée au peuple soudanais et n’était pas un choix pour lui.

Idris a conclu en affirmant que l’initiative représente une voie mondiale pour mettre fin à la guerre et parvenir à une paix réelle au Soudan, et que la communauté internationale est face à un test historique pour soutenir ce processus.