
Négociations indirectes entre des partis soudanais et l’alliance (Janjawid et Hamdok) en Éthiopie
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Un groupe de forces politiques soudanaises a tenu une série de réunions en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba avec le mécanisme quintuple chargé de résoudre la crise soudanaise — lequel comprend les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue arabe et l’IGAD — en application de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine rendue le 13 février.
Les réunions ont porté sur deux axes parallèles : le premier est politique et inclut toutes les forces civiles à l’exception de l’alliance des Janjawid « Tasis », tandis que le second est un axe militaire fondé sur l’accord de Jeddah entre les forces armées et les milices.
Les forces participantes ont insisté sur la priorité d’un cessez-le-feu en prélude à la fin de la guerre, face à la poursuite du ciblage des civils et des forces politiques, ainsi qu’aux violations de grande ampleur incluant des meurtres sur une base tribale et la destruction des infrastructures.
Le président de la Coordination des forces nationales, Mohamed Sayed Ahmed Al-Jakoumi, a fait état d’une progression de l’armée sur les fronts du Kordofan, avec des prévisions de lancement de vastes opérations au Darfour. Il a également considéré le retour du gouvernement et des citoyens à Khartoum ainsi que la réouverture de l’aéroport comme des indicateurs d’une amélioration de la situation sécuritaire et d’un retour progressif à la stabilité.
Al-Jakoumi a également confirmé la poursuite des efforts pour parachever les structures de la période de transition, avec à leur tête le Conseil législatif, tout en indiquant qu’il n’y a pas d’objection au dialogue avec n’importe quelle partie civile, malgré les divergences précédentes avec le groupe « Somoud ».