
Action française pour classer les « Forces de Soutien Rapide » comme organisation terroriste
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le député à l’Assemblée nationale française, Christophe Marion, a annoncé lundi son intention de soumettre une proposition à l’Assemblée nationale afin de pousser vers la classification de la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) comme organisation terroriste au niveau européen, tout en exerçant des pressions sur le gouvernement pour qu’il adopte des positions plus fermes à l’égard des Émirats arabes unis.
Marion a effectué une visite au Soudan, où il s’est entretenu avec le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minnawi, et le président du Conseil de Souveraineté, Abdel Fattah al-Burhan. Il a également rencontré des victimes du conflit à Khartoum et à Port-Soudan, avant de s’entretenir avec plusieurs dirigeants de forces politiques, ainsi que des écrivains et des hommes de théâtre dans la capitale, Khartoum.
Dans un communiqué, Marion a déclaré : « Il présentera à l’Assemblée nationale une proposition visant à garantir la reconnaissance par l’Europe des Forces de Soutien Rapide en tant qu’organisation terroriste. »
Il s’est engagé à demander au gouvernement français d’être « plus ferme à l’égard de l’État des Émirats arabes unis, qui fournit des armes à ceux qui tuent, pillent, assassinent et violent. »
Le Soudan accuse les Émirats arabes unis de fournir du matériel et des armes sophistiquées aux Forces de Soutien Rapide, qui ont commis de vastes violations, notamment des actes de génocide, des meurtres, des déplacements forcés, des violences sexuelles et des pillages. Abou Dhabi nie fournir des armes aux FSR, malgré les preuves croissantes présentées par le gouvernement soudanais, les Nations Unies et des organisations internationales de défense des droits de l’homme.
Marion a exprimé l’espoir que le ministre français des Affaires étrangères tienne une promesse faite lors de la Conférence internationale de Berlin 2026, tenue en avril dernier, de se rendre au Soudan ; « afin qu’il puisse entendre le cri des Soudanais qui ont été persécutés, voir les destructions causées par les Forces de Soutien Rapide à Khartoum, et témoigner de la solidarité de France avec l’ensemble du peuple soudanais et avec les autorités à Khartoum. »
Il a ajouté : « Je voulais venir ici pour voir de mes propres yeux la tragédie qu’a vécue Khartoum, et pour communiquer avec ceux qui ont souffert de l’oppression des Forces de Soutien Rapide, en particulier au Darfour. »
Marion occupe le poste de président du groupe d’amitié France-Soudan. Il a précisé que sa visite — effectuée à l’invitation du gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minnawi — confirme l’attachement de France à l’unité du Soudan, soulignant que Paris estime que l’avenir du pays « s’écrira avec les responsables politiques actuels à Khartoum, dans le cadre d’un processus de transition progressant vers plus de démocratie. »
De son côté, Minni Arko Minnawi a déclaré, après sa rencontre avec la délégation française conduite par Marion à Omdurman ce lundi : « La délégation a de nouveau écouté les témoignages des personnes fuyant la ville sinistrée d’Al-Fashir, et a constaté l’ampleur de la souffrance humaine et des violations subies par les civils innocents. »
Il a considéré que la transmission de ces faits à la communauté internationale constitue une étape importante vers la justice pour les victimes et la révélation des crimes commis contre les citoyens sans défense.
Il a souligné que les habitants d’Al-Fashir, les déplacés et les survivants de l’enfer de la guerre « ont besoin d’une véritable position humaine et morale qui mette fin à leurs souffrances, contribue à la protection des civils et leur apporte une aide humanitaire urgente. »
Lors de ses attaques contre Al-Fashir depuis mai 2024, le groupe des FSR a commis de vastes violations comprenant des massacres, des violences sexuelles, des détentions arbitraires et la destruction des sources d’eau, des marchés et des installations sanitaires.
Des éléments des FSR ont perpétré ce qui est décrit comme la plus grande opération de massacre de masse à Al-Fashir après sa prise en octobre de l’année dernière, où 6,000 civils ont été tués durant les trois premiers jours de contrôle de la ville, selon les Nations Unies.