Conseiller d’Al-Burhan : Les FSR sont un projet terroriste multinational sous parrainage émirati

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le conseiller politique du président du Conseil de souveraineté, Amjad Farid, a déclaré que la milice des Forces de soutien rapide (FSR) importe, sous parrainage émirati, des mercenaires colombiens pour mener une guerre qui ne les concerne pas sur les corps des Soudanais : tuant, violant, déplaçant et terrorisant les civils, parallèlement à l’enrôlement d’enfants et à leur propulsion dans l’engrenage de la guerre.
Il a ajouté dans un tweet sur sa page officielle sur la plateforme X : « Il ne s’agit plus de la description d’un conflit interne qui a échappé à tout contrôle, mais plutôt de l’image complète d’une économie de violence transfrontalière, où s’entremêlent l’argent, les armes, les mercenaires et les réseaux d’intérêts régionaux. »
Farid a poursuivi : « Les Forces de soutien rapide ne sont pas un acteur politique qui a trompé son chemin vers la politique ; c’est plutôt un projet terroriste multinational qui utilise à la fois les outils de la milice locale et les fonctions des réseaux transfrontaliers. »
Il a appelé le monde à cesser de se cacher derrière un langage ambigu, à appeler les choses par leur nom et à agir avant que la destruction ne devienne incontrôlable, soulignant que les armes ne sont plus confinées à la géographie soudanaise. Il a affirmé que les armes des Forces de soutien rapide ont commencé à s’infiltrer dans l’espace de la région du Sahel africain, avec des rapports faisant état de l’arrivée de cargaisons d’armes sophistiquées à des groupes tels que Boko Haram / Province de l’Afrique de l’Ouest, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le mouvement Al-Shabaab.
Il a complété : « C’est là que se révèle la structure du réseau : le bataillon “Subul al-Salam” libyen, Koufra, et les couloirs tchadiano-lybiens eux-mêmes, que les cartes du terrorisme et de la contrebande connaissent très bien, où les armes, les mercenaires, le carburant et le soutien logistique circulent sur les mêmes itinéraires que ceux empruntés par les groupes extrémistes. »
Le conseiller d’Al-Burhan a souligné qu’il ne s’agit pas d’une crise soudanaise isolée, mais plutôt d’un laboratoire ouvert pour reproduire l’instabilité dans toute la région, ajoutant : « Si ce projet n’est pas affronté avec la clarté politique et juridique requise, le Soudan risque de passer du statut de victime de guerre à celui de prochain grand marché des armes et du chaos en Afrique. »
Il a exigé la classification des Forces de soutien rapide comme organisation terroriste, non pas demain, mais dès maintenant, avant que toute la région ne paie le prix de l’hésitation internationale, et avant que les capitales qui tournent le dos aujourd’hui ne découvrent que le feu que l’on laisse consumer le Soudan ne connaît pas vraiment de frontières.