Le ministre des Finances participe à la session extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement

 

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le ministre des Finances, Dr. Gibril Ibrahim, représentant du Soudan, a participé à la session extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement, qui s’est tenue dans le cadre des assemblées annuelles de la Banque, qui se déroulent actuellement à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

La session a été marquée par la présentation de plusieurs rapports relatifs aux performances financières et administratives de la Banque, exposés par le secrétaire général par intérim et plusieurs présidents de comités spécialisés. Ces rapports ont abordé les principales réalisations, les défis, ainsi que les futurs plans visant à renforcer l’efficacité de la Banque et son rôle de développement sur le continent africain.

Par ailleurs, les participants ont salué les performances de Dr. Sidi wald Tah au cours de sa première année à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement, louant les efforts qu’il a déployés pour développer l’action de l’institution et renforcer sa présence développementale et économique.

Au cours de cette session, le président de la Banque a exposé sa vision stratégique pour les dix prochaines années. Celle-ci repose sur plusieurs axes fondamentaux, notamment le renforcement de la gouvernance et de la transparence, la réforme administrative, la mobilisation des ressources nationales, ainsi que la consolidation des infrastructures et des capacités de financement, afin de contribuer à la réalisation de la souveraineté financière et du développement durable des pays africains.

Les interventions des participants se sont concentrées sur l’importance de la mobilisation des ressources locales, le renforcement de l’intégration régionale et l’élargissement des partenariats économiques avec le secteur privé. Elles ont également porté sur le soutien à la production agricole, la réduction des risques financiers, ainsi que l’autonomisation des jeunes et des femmes et leur intégration dans le processus productif et économique, tout en accordant une attention particulière aux programmes d’entrepreneuriat et à la formation professionnelle alignée sur les besoins du marché du travail.

De même, les interventions ont abordé la nécessité de développer les mécanismes de travail administratif au sein de la Banque, et ont formulé des propositions visant à rendre les assemblées annuelles plus efficientes et plus efficaces.

Certains pays donateurs non régionaux ont réaffirmé la poursuite de leur soutien à la Banque africaine de développement, afin de renforcer la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie décennale.

Les participants ont également insisté sur l’importance de renforcer les chaînes d’approvisionnement dans le secteur de l’énergie, de soutenir les projets de sécurité alimentaire et de créer des opportunités d’emploi en se concentrant sur les secteurs prioritaires du continent, au premier rang desquels figurent l’agriculture, l’exploitation minière et le tourisme. Ils ont en outre souligné la nécessité de renforcer le rôle des banques de développement locales et de soutenir les efforts humanitaires visant à consolider la paix et la stabilité dans les régions touchées par les conflits.

Dans son intervention, Monsieur le ministre des Finances a félicité Dr. Sidi wald Tah à l’occasion de sa prise de fonction à la présidence de la Banque, saluant le leadership éclairé dont il a fait preuve au cours de sa première année à la tête de l’institution.

Il a également souligné l’importance de prendre en compte les disparités en matière de ressources et de capacités économiques entre les États membres lors de la mise en œuvre de la nouvelle vision de la Banque, et ce, afin de garantir l’équité en matière de développement et de promouvoir des opportunités de bénéfice équilibrées.

Le ministre a appelé la Banque à adopter les meilleures pratiques dans le domaine de la mobilisation et du déploiement des ressources, en mettant l’accent sur le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes, l’élargissement de l’envergure des projets de microfinance et de petite finance, ainsi que l’encouragement des investissements bancables et porteurs de croissance.

Il a en outre affirmé la nécessité de mener de larges consultations concernant la vision de la Banque relative à la mobilisation des ressources et à l’attraction des financements, en plus du développement d’outils d’ingénierie financière moderne pour renforcer la capacité de la Banque à répondre aux défis croissants du développement sur le continent.

En conclusion de son intervention, le ministre a insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux États fragiles et touchés par les conflits, afin de garantir qu’ils ne soient pas marginalisés et de les intégrer dans les trajectoires de développement et de stabilité.

La Banque africaine de développement regroupe l’ensemble des États africains, aux côtés d’un certain nombre de pays donateurs non régionaux, parmi lesquels les États-Unis d’Amérique, le Canada, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Royaume d’Arabie Saoudite, l’Espagne, le Brésil, la Corée du Sud, l’Autriche, ainsi que d’autres pays qui soutiennent les efforts de développement sur le continent africain.