
Où réside la réforme salvatrice… Est-ce dans le départ du Conseil de souveraineté et du gouvernement, ou dans le relèvement du niveau de l’engagement national?
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
___________________________
En Clair
Fath Al-Rahman Al-Nahas
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
(1)
Durant l’une des saisons d’automne (pluvieuses), des torrents (inondations) ont encerclé certaines maisons dans un quartier de Khartoum. Le martyr Al-Zubair Mohamed Saleh s’est rendu sur place pour (inspecter) la situation. Il a trouvé les habitants du quartier (debout), perplexes aux portes de leurs maisons, (regardant et maudissant) le gouvernement et (attendant) qu’il vienne assécher les eaux accumulées. Le martyr (a blâmé) leur attitude et leur a demandé de (retrousser leurs manches) pour assécher les eaux eux-mêmes, car il n’y avait aucun intérêt à (regarder et attendre). Ils ont alors répondu à l’appel, ont (agi) et ont asséché les eaux de leurs propres mains… Une attitude qui ressemble à (notre attitude passive aujourd’hui) à l’ombre du déclenchement de la guerre.
Chacun de nous demande et attend de (Al-Burhan et du gouvernement) qu’ils transforment le Soudan en un (paradis vert) et en une vie de velours (sans aucun défaut), qu’ils empêchent la hausse de la valeur du (dollar) — qui est devenu une marchandise à vendre et à acheter —, qu’ils baissent les (prix), qu’ils luttent contre le moustique de la dengue (la dengue) et qu’ils éclairent les villes (sombres)… Bien que nous (sachions) que toutes ces (souffrances) découlent des (séquelles de la guerre), dont la plus dangereuse est l’arrêt du (développement), source de (prospérité), aliment de la trésorerie de l’État et bouée de sauvetage face à la plupart des problèmes complexes.
(2)
L’appel de certains à la dissolution du Conseil de souveraineté et du gouvernement ressemble, selon moi, au slogan obscurantiste « Qu’il tombe, un point c’est tout » (Tasgout Bas) que les opposants au régime de l’Inqaz (le Salut) scandaient. Je disais à certains d’entre eux à l’époque que la chute du régime de l’Inqaz vous ferait revenir sur vos pas pour (pleurer) sur son sort et sur celui des (Kez / islamistes).
En effet, les pleurs (se sont multipliés) après que les (Qahata / membres des Forces de la liberté et du changement) ont hérité du pouvoir et ont conduit le pays vers (la ruine et le chaos). Plus tard, ceux qui scandaient pour eux ont su que les (héritiers) étaient frappés d’une (stérilité de compétences) qu’ils prétendaient pourtant posséder. Ils ont échoué dans la gestion de la gouvernance, (se sont enfuis) hors de la patrie et ont laissé derrière eux la (tragédie) dans laquelle nous nous trouvons, qui témoigne de la (gravité) de l’erreur d’avoir renversé le régime de l’Inqaz.
Il semble que nous n’ayons toujours pas tiré les leçons de cette grande expérience… Et maintenant, nous réitérons que quiconque s’engage à assumer une responsabilité dans la (gouvernance du Soudan) en cette (période critique) mérite qu’on lui tire (notre chapeau), et nous devons l’aider par le conseil et la critique constructive, car il n’y a aucun intérêt ni aucune valeur dans (les frustrations). Le Conseil de souveraineté, sous la direction d’Al-Burhan, (a résisté et a combattu) et a réalisé, par la grâce de Dieu, des exploits militaires (impressionnants), sauvant la patrie d’un (engloutissement) par la rébellion, tandis que Dr. Kamel Idris et son gouvernement s’efforcent de faire de leur mieux malgré la pénurie globale et le manque de compétences qui règnent dans la patrie.
(3)
Si le Conseil de souveraineté s’en va, suivi par le gouvernement, la (situation ne changera pas) tant que la guerre continuera et que ses effets (éreintants) subsisteront. Retroussez donc vos manches, ô peuple, et entrez dans (l’arène de la reconstruction), quittez l’état de (lamentation) et vivez au milieu des (décombres) comme le fait le peuple de (Gaza la Palestinienne). La patrie (est construite) par tout le peuple, et non par Al-Burhan et Kamel seuls, quoi qu’ils fassent… Regardez ces sacrifices (de sang et de vies) offerts par les cavaliers de la dignité (jeunes et moins jeunes) au sein de l’armée et des factions de soutien. Ils (ne se plaignent) ni du Conseil de souveraineté ni du gouvernement, mais sont plutôt (occupés) à sauver la patrie de la perte. Ils sont (l’exemple vivant) en ce tournant national (difficile) et le (modèle) qui doit remplacer (les théories, les rêves et le mécontentement), ces phénomènes que les (ennemis) de la patrie et du peuple souhaitent voir (prévaloir) pour que nous restions une nation (estropiée) et une patrie (malade). Prenez garde, honorables citoyens de la patrie, de tomber dans (leur piège)… Ô Seigneur, ai-je transmis le message ? Ô Seigneur, sois-en témoin.
Nous écrirons et nous écrirons encore.