
La guerre fait grimper le taux de chômage au Soudan à un niveau catastrophique de 85 %
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministère du Développement des ressources humaines et de l’Assistance sociale du Soudan a révélé que le taux de chômage a atteint le chiffre alarmant de 85 % en raison des répercussions de la guerre. Il a qualifié cette donnée de reflet direct de l’ampleur des ravages économiques qui ont frappé le pays, une déclaration qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la population.
Le gouverneur de Khartoum, Ahmed Osman Hamza, a souligné que les questions démographiques nécessitent désormais des approches spécifiques face aux séquelles du conflit. Il a appelé à l’élaboration d’une stratégie globale pour gérer les déplacements de population, l’asile et le décrochage scolaire, tout en réaffirmant la pleine disposition de l’État à coopérer avec les autorités compétentes et organisations pour mettre en œuvre les recommandations relatives aux centres d’hébergement.
De son côté, le sous-secrétaire du ministère du Développement des ressources humaines et de l’Assistance sociale, Abou Bakr Koko Dahia, a précisé que la guerre a directement impacté les différents secteurs économiques, touchant plus particulièrement la jeunesse.
Il a préconisé la mise en place d’un plan stratégique pour leur réhabilitation à travers la formation professionnelle, l’intelligence artificielle et la transformation numérique, tout en interpellant les Nations Unies pour qu’elles apportent un soutien concret aux programmes démographiques au lieu de se limiter aux célébrations formelles. Il a également réaffirmé que le ministère place la formation professionnelle au sommet de ses priorités pour endiguer le chômage et la pauvreté.
Pour sa part, la représentante résidente adjointe du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Ayana Gore, a annoncé la poursuite du soutien du Fonds pour la reconstruction des institutions démographiques, confirmant la coopération étroite avec le gouvernement soudanais via le Conseil national de la population. Elle a mis en exergue l’importance de concevoir des projets ciblant les jeunes, afin de leur offrir une formation technique, un renforcement des capacités, une autonomisation économique ainsi qu’une prise en charge sanitaire et sociale, contribuant ainsi à soutenir le développement, la consolidation de la paix et la stabilité.