Coulisses de la visite secrète de la coalition de Hamdok à Tel-Aviv

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina  

Une enquête d’investigation issue de renseignements a révélé, ce lundi, qu’une délégation de la coalition « Sumud » (Résilience), présidée par l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok, a effectué une visite secrète à Tel-Aviv à la fin du mois de juin dernier. La délégation comprenait Khalid Omar Youssef, Babiker Faisal et Taha Osman Ishaq, sous la coordination des Émirats arabes unis, d’après des informations rapportées par les plateformes « Africa Intelligence » et « Dark Box ».
Des sources ont rapporté que l’ancien Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, leader de la coalition, a décliner la participation après avoir été informé de la réunion par une responsable israélienne. De son côté, Babiker Faisal a été soumis à un interrogatoire de quatre heures à l’aéroport du Caire dès son retour, avant d’être relâché par les autorités égyptiennes. L’enquête a précisé que cette visite a été exécutée dans le secret le plus total, au point que certains membres de la coalition elle-même n’en avaient pas connaissance, alors même que Hamdok avait auparavant rejeté des démarches similaires par crainte de leurs répercussions politiques. L’enquête a explicité que la visite s’inscrivait dans le cadre d’un plan plus vaste visant à promouvoir la coalition « Sumud » en tant qu’alternative civile pour diriger le Soudan dans la phase d’après-guerre, tout en présentant les Forces armées soudanaises aux responsables israéliens comme étant alliées aux mouvements islamistes, en contrepartie du positionnement de la coalition comme un partenaire civil fiable.
L’enquête estime que ces mouvements politiques présumés doivent être lus dans un contexte plus large reposant sur deux volets parallèles : l’un militaire, lié aux développements de la guerre, et l’autre politique, visant à dessiner les contours du pouvoir dans la phase post-conflit, tout en soulignant la persistance de la controverse internationale autour du rôle émirati au Soudan, malgré les démentis répétés d’Abou Dhabi.