
Peine de mort par pendaison pour le directeur des enquêtes criminelles du Nord et 5 policiers ayant torturé un détenu jusqu’à la mort
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le tribunal pénal général de Dongola, présidé par le juge Nizar Ahmed AbdAllah, a rendu un jugement condamnant à la peine de mort par pendaison en vertu du droit de talion (Qisas) le lieutenant-colonel de police Nizar Ahmed Al-Hassan, directeur des enquêtes criminelles (Mabahith) de l’État du Nord, ainsi que cinq membres de la police, après les avoir reconnus coupables de complicité de meurtre avec prédétermination, dans l’affaire pénale n° (3066) de l’année 2024.
Le jugement a visé le sergent de police Elias Abdel Rahman, le général de police Mohamed Abdel Rahman, le général de police Khalid Yasser, le soldat de police Mosaab Abdel Rahman et le soldat de police Rami, et ce pour violation des dispositions des articles (21/130) du Code pénal soudanais de 1991, modifié en 2020. Selon les informations fournies par le Ministère public de l’État du Nord, l’affaire remonte à l’accusation portée contre les condamnés d’avoir agressé et torturé un détenu à l’intérieur de la garde à vue des enquêtes criminelles dans la ville de Dongola, entraînant sa mort.
Après l’achèvement des enquêtes, le Ministère public a transmis le dossier de l’affaire au tribunal et a présenté ses preuves sur lesquelles le tribunal s’est appuyé pour prononcer le jugement de culpabilité.
En revanche, le tribunal a prononcé l’acquittement du commandant de police Ammar AbdAllah Al-Khidir des accusations portées contre lui, en raison de l’absence de preuve de sa responsabilité pénale dans les faits objet de la poursuite.
Le Ministère public a assuré la représentation de l’accusation devant le tribunal par l’intermédiaire du substitut du procureur de deuxième classe Mohamed Durar Abdullah, tandis que l’affaire a fait l’objet d’un suivi et d’un intérêt considérables de la part de l’opinion publique dans l’État du Nord.