
Al-Burhan accepte d’abandonner les plaintes au nom de l’intérêt public contre les opposants à l’étranger
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le président de la Coordination des forces nationales, Mohamed Sayed Ahmed Sir Al-Khatim (Al-Jakoumi), a révélé que le président du Conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah al-Burhan, a accepté d’abandonner les plaintes déposées au nom de l’intérêt public (Haqq Al-Aam) contre plusieurs opposants soudanais à l’étranger, dans le cadre de l’assainissement du climat en vue de la tenue d’un dialogue intersoudanais depuis l’intérieur du pays.
Al-Jakoumi a déclaré à Al-Muhaqqiq qu’il s’était entretenu avec al-Burhan après leur retour des réunions du Mécanisme quinquennal à Addis-Abeba, au cours d’une rencontre d’environ deux heures avec différentes forces soudanaises, durant laquelle il a été question d’assainir le climat politique pour le dialogue intersoudanais de l’intérieur.
Il a expliqué qu’il avait affirmé à al-Burhan que la création d’un environnement adéquat pour la tenue du dialogue exigeait l’annulation des plaintes relatives au droit public et non leur simple classement sans suite, soulignant que l’histoire politique soudanaise avait connu de telles réconciliations avec les opposants.
Il a ajouté : « Nous ne devons pas donner à la communauté internationale l’occasion de prétexter ces plaintes, ce qui contribuera à offrir un environnement propice au dialogue et au retour des opposants de l’étranger. » Concernant les plaintes relatives au droit privé (Haqq Al-Khas), Al-Jakoumi a indiqué qu’il avait demandé au président du Conseil de souveraineté la possibilité de les suspendre, expliquant qu’en cas de présence de victimes, elles pourraient être réactivées et leur examen reporté jusqu’à la fin du processus de dialogue.
Il a confirmé qu’al-Burhan avait également accepté cette proposition et dit — selon Al-Jakoumi — : « Nous irons encore plus loin et nous en parlerons avec le procureur général à ce sujet », précisant qu’il avait indiqué à al-Burhan que cela nécessitait une grâce présidentielle, considérant que ce serait la voie la meilleure et la plus rapide pour assainir le climat avant le dialogue.
Al-Jakoumi a révélé qu’al-Burhan a exprimé, durant la réunion, son souhait de voir revenir toutes les forces et personnalités soudanaises présentes à l’étranger pour participer au dialogue intersoudanais, à l’exception de l’entité « Tasis », soulignant que le président du Conseil de souveraineté a réaffirmé son rejet total de la participation de cette entité au dialogue.
Il a indiqué qu’al-Burhan a affirmé que le Soudan est plus légitime que la communauté internationale pour mener le dialogue intersoudanais, expliquant que des rencontres sont en cours avec des forces politiques et sociales pour avancer vers l’organisation du dialogue de l’intérieur.
Il a affirmé que le président du Conseil de souveraineté a insisté au cours de la rencontre sur le fait que personne ne viendra plus à l’avenir par les armes pour participer au pouvoir, et que les élections seront le seul moyen d’accéder au pouvoir et d’y participer.