L’économie post-crise… Les partenariats régionaux comme flotteur de sauvetage pour la reconstruction

 

Quelques choses  pour la Patrie

Salah Gariba

 

Traduction: Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Les récents développements diplomatiques entre les pays du voisinage régional soumettent les concepts de coopération économique à un véritable test, les rencontres bilatérales de haut niveau dépassant les limites des communiqués protocolaires pour tracer les contours d’une feuille de route claire pour la phase post-conflit.

L’accent croissant mis sur les dossiers des infrastructures, des politiques financières et de l’intégration commerciale traduit une prise de conscience profonde du fait que la stabilité politique et sécuritaire ne saurait être complète sans une base économique solide, capable de soutenir les efforts de redressement rapide et de garantir la pérennité des institutions de l’État.

Les récents entretiens revêtent des dimensions stratégiques multiples qui dépassent les cadres traditionnels de la coopération bilatérale, et peuvent être analysés à travers des axes dont les plus importants sont : La reconstruction comme porte d’entrée vers la stabilité, où l’accent mis sur des secteurs vitaux tels que les routes, les transports et la santé constitue le point de bascule fondamental ; car la réhabilitation des infrastructures délabrées ne contribue pas seulement à l’amélioration du niveau de vie, mais forme également l’artère essentielle à la circulation des marchandises et des services ainsi qu’à la reconstruction des marchés locaux, outre l’élaboration de politiques financières et la pérennité des institutions, l’échange d’expertises dans la gestion des politiques financières entre les autorités compétentes renforçant la capacité à gérer les ressources rares et à surmonter les crises inflationnistes, préservant ainsi la structure financière de l’État et empêchant l’effondrement des institutions de service et d’exécution.

La nécessité de lever les obstacles et de faciliter le commerce interrégional par la fluidité des marchandises et la facilitation du transit frontalier n’est pas une simple mesure commerciale, mais un mécanisme de protection sociale et économique garantissant l’approvisionnement des marchés en besoins fondamentaux, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour les investissements mutuels.

De plus, l’intégration dans les plateformes régionales à travers l’appel à s’engager dans les regroupements et les sommets d’affaires régionaux à venir représente une opportunité de réintégrer l’économie locale dans son environnement africain et d’attirer les capitaux étrangers pour bâtir des partenariats d’investissement transfrontaliers.

L’engagement du soutien régional en faveur de la souveraineté des États et le rejet des projets qui portent atteinte à leur unité territoriale ou qui établissent des entités parallèles constituent la couverture politique indispensable à toute réussite économique… En effet, un environnement d’investissement stable exige des garanties politiques fermes qui protègent les ressources nationales et assurent la convergence de tous les efforts vers un développement durable.

L’expérience historique prouve que les partenariats stratégiques fondés sur des intérêts économiques complémentaires constituent la garantie la plus solide pour surmonter les séquelles des guerres et les défis de la reconstruction.

La coopération actuelle offre un modèle pratique sur la manière de mobiliser les expertises régionales et les capacités disponibles afin de transformer d’immenses défis en véritables opportunités de développement et de reconstruction, répondant ainsi aux aspirations des peuples en matière de sécurité, de stabilité et de prospérité économique.