
Les services de sécurité du Niger traquent des éléments de la milice des RSF après un coup d’État manqué
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Les services de sécurité du Niger ont lancé des vagues d’arrestations et de traques à grande échelle ciblant des éléments liés à la milice des Forces de soutien rapide (RSF) et ses collaborateurs, à la suite de la mise en échec d’une tentative de coup d’État manquée survenue samedi dans la capitale, Niamey.
Des sources sécuritaires ont indiqué que des éléments de la milice des RSF s’étaient infiltrés au Niger via le territoire tchadien à la fin du mois de juillet dernier, avant de se joindre à des groupes locaux de Touaregs et d’Arabes pour former une faction armée sous le nom de Front de libération du Niger.
Selon les enquêtes, ce front planifiait de mener des opérations militaires d’envergure contre le régime du président du Conseil militaire, le général Abdelrahman Tiani, dans le but de le renverser et de rétablir le président déchu Mohamed Bazoum au pouvoir.
Les mêmes sources ont précisé qu’un certain nombre d’éléments liés à ce groupe armé sont également arrivés depuis le territoire libyen, parallèlement à la diffusion de séquences vidéo sur les réseaux sociaux montrant des combattants s’exprimant avec un accent soudanais et confirmant leur participation aux rangs du front ainsi qu’à ses plans sur le terrain.
Ces traques sécuritaires intensives interviennent quelques heures après la mise en échec d’une mutinerie militaire violente qui visait des sites souverains et sensibles de la capitale Niamey, notamment l’aéroport de la ville et le palais présidentiel, avant que les forces loyales au pouvoir en place ne parviennent à reprendre le contrôle total et à arrêter un grand nombre de participants à la conspiration putschiste, ouvrant ainsi au Niger le dossier de l’infiltration armée transfrontalière.