À Al-Burhan, Kamil et au ministre des Finances… Faites gagner le droit et la justice

En Clair
Fath Al-Rahman Al-Nahas

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le jour du grand soulèvement populaire qui a suivi l’annonce de la libération de Heglig des mains de la rébellion, je racontais à l’un de mes amis les détails de la bataille où s’est manifesté le « génie combatif » de l’armée. Il a alors « pleuré à chaudes larmes » lorsque je lui ai dit : « Crois-tu, mon frère, que le salaire mensuel du soldat qui s’est battu d’une tranchée à l’autre tout au long des jours d’affrontement, trouvant la mort ou la blessure, ne dépasse pas 400 livres, tandis qu’il y a des fonctionnaires dans des bureaux climatisés qui touchent des salaires par millions ? » À cette époque, et même avant cela, j’avais écrit pour demander à la direction de l’État, représentée par le président Al-Bachir, de faire des salaires de l’armée et des services de sécurité les salaires les plus élevés de l’État, tout en leur accordant tous les « privilèges possibles ».
Car ces forces militaires (armée, police, sécurité et renseignements) sont le système immunitaire de l’État ; ce sont elles qui donnent leur vie et leur sang pour que le peuple vive « en sécurité et libre » et pour que la patrie reste « glorieuse » et pleinement souveraine. Mais la direction n’a pas répondu à notre appel, et le sang des martyrs ainsi que les exploits des officiers et des soldats le doigt sur la gâchette n’ont pas suffi à leur faire obtenir l’hommage et la reconnaissance qu’ils méritent.
*La guerre nous pousse, à chaque fois, à porter cette « revendication légitime » devant le président Al-Burhan pour que les salaires de l’armée, de la police, de la sécurité et des renseignements soient « les salaires les plus élevés » de l’État, en « hommage » à leurs « grands » sacrifices, et en reconnaissance de ces rôles historiques dans le « combat » et dans le sauvetage de la patrie de la perdition — par la grâce et la force de Dieu avant tout et après tout —, par leur fermeté semblable aux montagnes et par leur usage efficace de toutes les « causes de la victoire ».
Cependant, la « tragédie » a été que la direction de l’État n’a pas témoigné la reconnaissance due à ces héros, et notre « tristesse » s’accroît lorsque nous découvrons que le salaire du plus haut grade de l’armée ne dépasse pas plus de « deux millions », tandis que les grades inférieurs ne perçoivent pas plus d’un « million » et quelques « centaines » de livres, sans parler des salaires des simples soldats. Comment cela peut-il être acceptable, ô direction de l’État ? Comment pouvez-vous tolérer cela pour ceux qui portent « leur vie au creux de leurs mains » alors que leurs salaires ne suffisent pas aux besoins de leurs familles ? Ne vous rappelez-vous pas, ô direction de l’État, que vous êtes responsables devant Dieu et devant vos consciences de ces disparités salariales ?
Il y a ensuite ces catégories essentielles et actives d’enseignants et de professionnels dans des métiers indispensables comme la médecine, par exemple, ainsi que les « fonctionnaires et ouvriers » des services publics qui perçoivent de « dérisoires » salaires. Quant aux « retraités », n’en parlons même pas : outre leur pension « insignifiante », les voilà depuis l’année 2023 « privés » de droits et de primes « légitimes », alors que leurs réclamations successives ont atteint les « plus hauts » niveaux de l’État, mais c’est comme prêcher dans le désert… Et il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu. Alors, ô Al-Burhan, ô Professeur Kâmil, ô ministre des Finances, « rendez justice » à ces opprimés broyés par la faiblesse des salaires et « dégagez votre responsabilité » devant Dieu de l’injustice qui les frappe… Ô Dieu, ai-je transmis le message ? Sois-en témoin.
Nous écrirons encore et encore,,,