
Avertissement… Sortir des rangs de la milice avant qu’il ne soit trop tard
Positions
Dr. Hassan Mohammed Salih
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Les tous prochains jours seront témoins d’une vague de reddition et de capitulation de la part de la milice, dans des proportions sans précédent au cours de cette guerre déclenchée par les ennemis du Soudan, à l’intérieur comme à l’extérieur, contre son peuple.
Nos sources indiquent que plus de six cents rebelles sont sur le point de regagner le giron de la patrie et de se rendre aux Forces armées avec l’ensemble de leur équipement — armes, munitions et véhicules — en une seule vague.
Ces effectifs relèvent de la compétence d’un seul commandant des Forces armées, cela s’ajoute aux foules nombreuses qui ont fait défection du Mouvement pour la justice et l’égalité (aile du rebelle Sulaiman Sandal Haqqar) pour rejoindre récemment le Mouvement pour la justice et l’égalité mère.
Les services de sécurité et de renseignement ont informé les administrations al-Ahlia et les notables des tribus que les opportunités actuellement offertes pour l’amnistie générale et le retour de leurs fils du combat dans les rangs de la rébellion pourraient ne plus être les mêmes que celles qui étaient disponibles avant la libération de vastes zones des États du Kordofan et l’avancée vers le Darfour.
Nos sources indiquent que l’amnistie générale proclamée par le Commandant en chef des Forces armées à l’intention de quiconque a porté les armes et combattu dans les rangs de la milice rebelle pourrait ne pas s’appliquer à ceux qui combattent aux côtés de la milice jusqu’au dernier souffle.
La « porte du repentir » ne restera pas ouverte à ceux qui meurent mécréants, ni à Pharaon, Haman et leurs troupes. Pharaon a dit alors qu’il se noyait : « Je crois en Celui en qui ont cru les enfants d’Israël, et je suis du nombre des soumis. »
Tel est le sort de Pharaon tel que l’a exposé le Saint Coran. Que prennent garde ceux qui sont demeurés jusqu’à présent avec la rébellion, ceux qui ont renouvelé leur activité après avoir été inactifs, et ceux qui ont prêté allégeance au commandant de la milice rebelle ces derniers temps : ils sont sous la surveillance et le suivi des services compétents, et les prétextes fallacieux selon lesquels leur présence dans les rangs de la rébellion viserait à protéger leurs proches ou leurs tribus ne leur seront d’aucune utilité.
Ils sont au mauvais endroit, car la protection des proches se fait en les défendant dans les rangs des Forces armées, et non en soutenant une milice rebelle hors-la-loi qui viole la terre, l’honneur, les biens et la dignité humaine.
Des informations circulent selon lesquelles M. Hamad Mohammad Hamid, gouverneur de la région du Kordofan au sein du « gouvernement de la fondation », aurait présenté sa démission de son poste de gouverneur après la libération de la ville de Om Dam Haj Ahmed (Jabrat Al-Sheikh) au nord du Kordofan, ainsi que les graves violations commises par la milice contre les habitants de Jabrat Al-Sheikh et la transformation de l’hôpital de Jabrat Al-Sheikh en caserne militaire.
Nous saluons chez M. Hamad cet esprit national et nous lui demandons d’ouvrir une enquête internationale et humanitaire qui ne soit pas moindre que les enquêtes d’El-Geneina à l’ouest du Darfour, afin que les droits de nos citoyens du nord du Kordofan leur soient pleinement restitués, sans aucune diminution, de la part de cette milice terroriste.
Certaines voix au sein de la milice de la famille Dagalo et des groupes rebelles de Gahat (toutes étant des voix dissonantes), de vautours et de hiboux, s’emploient à interpréter le traitement humanitaire réservé aux prisonniers rebelles par la Force conjointe des mouvements de lutte armée comme étant un acte raciste et régionaliste, sous prétexte que les deux parties (les Janjaweeds et la Conjointe) sont des fils du Darfour.
Ils ont assorti cette prétention d’un appel à la sécession du Darfour et à sa gouvernance par les fils du Darfour, ce qui signifierait que tous basculent vers la « fondation » et les Forces de soutien rapide après avoir défendu la patrie dans les rangs des Forces armées.
C’est là l’erreur de la milice et son absurdité qu’elle persiste à commettre sous une forme de désinformation et de meurtre de la vérité dans l’œuf, cela montre la gravité du crime dans lequel baignent la milice et ses associés des groupes de la laïcité politique dévoyée : la milice et ses partisans continuent de tuer des civils par les armes et de les priver d’eau, de médicaments et de nourriture à El-Fasher, El-Obeid, El-Geneina et Khartoum.
Il n’est ni dans leur nature ni dans leur morale de traiter dignement le combattant capturé et de faire preuve de bienveillance envers lui. Or, ce traitement découle du cœur de la religion, conformément à la parole d’Allah le Très-Haut : « Et ils offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier… C’est seulement pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons : nous n’attendons de vous ni récompense ni gratitude. » Et nous avons entendu les membres de la Force conjointe dire : « La nourriture que nous servons aux prisonniers est une nourriture que nous ne mangeons même pas nous-mêmes. »
Le devoir humanitaire de la Force conjointe et des Forces armées envers les prisonniers (trompés) de la rébellion est une obligation. Pourtant, la milice rebelle n’a publié jusqu’à présent aucun communiqué, déclaration ou éloge concernant le traitement réservé à ses prisonniers, ce qui prouve qu’il s’agit d’une milice rebelle sans cœur ni miséricorde, et que sa relation avec ses soldats n’est qu’une relation de terrain et de rassemblement d’urgence.
En revanche, lorsqu’ils tombent morts, blessés ou prisonniers, Hemedti, Abdelrahim ou Al-Gouni n’en ont que faire : ils ont fait de leurs éléments le combustible du feu de leur guerre. Le traitement digne réservé aux prisonniers dans le désert est apparu clairement après que l’aviation militaire a intercepté le ravitaillement destiné à la milice en provenance de la Libye d’Haftar et du Tchad, et le monde entier a vu le traitement digne que les rebelles Janjaweeds ont reçu aux mains de la Force conjointe et des Forces armées.