
Yasser Al-Atta : Al-Burhan ne désire pas au pouvoir et nous allons l’obliger à continuer.. L’armée s’approche de la libération des 5 villes du Darfour (la tête du serpent)
- Al-Atta : Les renseignements détectent un soutien éthiopien à la milice Le dossier de la base russe sur la mer Rouge est au point mort Son frère est détenu à Nyala
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le chef d’État-Major des forces armées soudanaises et membre du Conseil de souveraineté, le général Yasser Al-Atta, a déclaré que l’armée s’approche de l’entrée et de la libération des cinq principales villes de la région du Darfour : (El Fasher, El Daein, Nyala, El Geneina et Zalingei), qu’il a décrites comme (la tête du serpent), affirmant que la milice des Forces de soutien rapide n’a aucun avenir dans le pays et que le commandement militaire ne permettra aucun projet visant à diviser le Soudan ou à séparer le Darfour.
Al-Atta a révélé, dans un entretien complet et approfondi avec le journal égyptien « Al-Shorouk », que les renseignements militaires soudanais possèdent des images satellite et des informations confirmées prouvant l’implication de l’Éthiopie dans la fourniture de facilités militaires à la milice, comprenant le décollage de drones appartenant au Soutien rapide depuis l’aéroport d'(Asosa) et d’autres aéroports éthiopiens.
Al-Atta a accusé Addis-Abeba de planifier l’exploitation des circonstances actuelles pour occuper les régions d’Al-Fashaga et d’Al-Damazin, expliquant que l’examen des débris des drones abattus a révélé leurs équipements et leurs sources d’achat auprès de pays régionaux alliés à la milice.
Sur le plan du contrôle des frontières, Al-Atta a annoncé que les forces armées ont réussi à repérer et à détruire un énorme convoi militaire comprenant entre 250 et 300 véhicules de combat, ayant traversé la frontière depuis la Libye et s’étant infiltré à l’intérieur du territoire tchadien sur une distance de 70 kilomètres en route pour soutenir la milice.
Il a indiqué que la zone du triangle frontalier connaît des mouvements d’éléments de la milice soutenus par les bataillons « Subul Al-Salam » libyens qui s’active dans la contrebande d’or, confirmant la formation d’une force militaire dédiée à leur élimination.
Concernant le dossier des combattants étrangers, Al-Atta a souligné que les forces armées ne se soucient pas des décisions émanant des États-Unis ou du Conseil de sécurité et avancent pour trancher la bataille sur le terrain. Il a expliqué que la milice, après l’épuisement de sa force principale, a fait venir plus de 40.000 mercenaires du Soudan du Sud, aux côtés de dizaines de milliers venant du Tchad, d’Éthiopie, du Somaliland et d’Afrique de l’Ouest, en plus de combattants de Colombie, d’Ukraine et des restes du groupe russe « Wagner ».
Dans un contexte connexe, Al-Atta a confirmé que le dossier de l’établissement d’une base militaire russe sur la mer Rouge est actuellement au point mort sur le plan politique, en raison de l’exigence de Moscou d’approuver l’accord par le biais d’un parlement élu et légalement validé, ce qui est impossible à réaliser dans les conditions de guerre actuelles et en l’absence de Conseil législatif.
Dans le même ordre d’idées, Al-Atta a révélé le désintérêt pour le pouvoir du président du Conseil de souveraineté, le général de corps d’armée Abdel Fattah Al-Burhan, déclarât : « Al-Burhan n’est pas cramponné au pouvoir », tout en affirmant leur attachement à son maintien à la tête du pouvoir par crainte que le Soudan ne s’effondre, et il a poursuivi : « Nous allons l’obliger à rester au pouvoir pour être à la tête de l’autorité pendant plusieurs mandats », justifiant cela par le renforcement des partis et leur soutien pour qu’ils deviennent des partis nationaux.
Dans la même direction, Al-Atta a reconnu que son frère et quatre membres de sa famille sont détenus dans les prisons de la milice à Degris à Nyala, et a révélé une tentative de la milice de les libérer en échange de la libération d’un certain nombre d’officiers de la milice appartenant à la tribu Mahriya, affirmant qu’il a posé pour condition la libération de tous les militaires de l’armée détenus chez eux en échange de la remise de leurs quatre officiers.
Il a ajouté : « La milice a arrêté 43.000 jeunes à Khartoum au moment de la guerre, et mon frère n’est ni plus cher qu’eux, ni plus noble que les jeunes du Soudan. »