
Le Conseil souverain ordonne la formation d’une commission pour enquêter sur les circonstances de l’incident des mineurs
- Enquête sur la mort de mineurs soudanais à la frontière avec l’Égypte
- Le Conseil souverain insiste : préserver la dignité des Soudanais et protéger les frontières est une responsabilité intrinsèque de l’État
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le Conseil souverain de transition a rendu hommage aux âmes des citoyens soudanais décédés dans l’incident tragique survenu auprès de plusieurs mineurs soudanais dans la zone frontalière entre le Soudan et l’Égypte. Le Conseil souverain a exprimé ses sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles et aux proches des victimes, implorant Dieu le Tout-Puissant de les envelopper de Sa vaste miséricorde et de Son pardon, et d’inspirer à leurs proches patience, réconfort et résignation.
Le président du Conseil souverain de transition, le général d’armée Abdel Fattah al-Burhan, a déterminé une décision portant création d’une commission d’enquête comprenant des représentants du ministère public, des autorités judiciaires et des instances sécuritaires concernées, afin d’enquêter sur les circonstances de l’incident, de faire la lumière sur l’ensemble des conditions et des faits qui y sont liés, et de soumettre un rapport sur les conclusions de l’enquête.
Le Conseil souverain de transition a affirmé que la protection des vies des citoyens soudanais ainsi que la préservation de leur sécurité et de leur dignité constituent une responsabilité intrinsèque de l’État, insistant sur la nécessité de traiter l’incident avec sérieux afin de garantir la mise en lumière des faits, ainsi que la protection et le respect des frontières.
La direction des deux pays frères est demeurée en contact immédiat dès la survenance de l’incident afin de garantir la protection des vies, de préserver la relation entre les deux peuples frères, d’élucider les circonstances de l’accident et de porter les faits à la connaissance de l’opinion publique.
Avant-hier, trois rescapés des attaques ont déclaré à Sudan Tribune que les attaques ayant ciblé samedi dernier des mines d’or artisanales près de la frontière soudano-égyptienne ont coûté la vie à au plus 200 personnes, tandis que des centaines d’autres ont été grièvement blessées, sur fond de craintes d’une augmentation du bilan des victimes en raison de l’absence de soins de santé et de l’impraticabilité de la route.
Il s’agit de la seconde attaque contre des mineurs à la frontière soudanaise depuis les bombardements survenus en juin dernier.
Al-Burhan avait alors déclaré, lors de sa visite d’inspection dans la région de Al-Ratj, rattachée à la localité de Halayeb dans l’État de la Mer Rouge, que « le gouvernement a suivi avec inquiétude les informations rapportant la survenue de certains problèmes à la frontière, qu’il assume l’entière responsabilité de la prise en charge et de la protection de ses citoyens, et qu’il mènera l’enquête et les investigations nécessaires concernant ces incidents».
En juin dernier, al-Burhan avait annoncé la volonté du gouvernement de mener une enquête à la suite d’une attaque similaire subie par des mineurs soudanais.
Plus tôt dans la journée, le conseiller du président du Conseil souverain, Amjad Farid, avait qualifié l’agression et le bombardement des mineurs soudanais de crime injustifié et inacceptable.
Farid a déclaré qu’il existe de nombreuses manières de faire respecter la loi et de traiter tout dépassement frontalier, mais qu’il ne saurait être question, et qu’il n’est pas acceptable, que le recours à des bombardements aériens contre des citoyens figure parmi celles-ci, d’autant plus que des canaux de communication sont ouverts pour traiter ces questions.
Il a affirmé que le sang soudanais est précieux et que l’État soudanais, bien qu’affaibli par la guerre, demeurera responsable de la protection de ses citoyens, de tous ses citoyens.