Le Conseil de sécurité condamne les raids de la milice à  Abyei  et exige l’arrêt de l’occupation de la région

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont confirmé leur condamnation dans les termes les plus fermes des attaques de drones dans la région d’Abyei, située entre le Soudan et le Soudan du Sud, à proximité des marchés d’« Amiet » et de « Todach », lesquelles ont entraîné la mort et la blessure de plusieurs personnes, dont des femmes et des enfants.

Un communiqué de presse publié samedi par le site d’actualités des Nations Unies a transmis les condoléances des membres du Conseil aux familles des victimes et aux habitants de la région d’Abyei, avec leurs souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

Le communiqué a indiqué que les membres du Conseil sont vivement préoccupés par la possibilité d’une hausse du bilan des morts, alors que la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) poursuit la vérification des pertes. Les membres du Conseil ont souligné que le droit international humanitaire interdit les attaques ciblant les civils et les biens civils, et que de telles attaques peuvent constituer des crimes de guerre.

Le communiqué a appelé toutes les parties au conflit armé à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à protéger les civils, exigeant la tenue d’une enquête complète, transparente et immédiate, et affirmant la nécessité de demander des comptes aux responsables de ces attaques. Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré la nécessité que la région d’Abyei demeure démilitarisée et exempte de toutes forces, à l’exception de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies. Ils ont également exhorté toutes les parties à cesser les opérations militaires et l’« occupation » de la région, affirmant leur soutien à la force « FISNUA » et la nécessité pour les parties de coopérer avec elle afin d’assurer la sécurité des civils, du personnel humanitaire et des forces de maintien de la paix.

Le marché d’Al-Naam dans la région d’Abyei avait été le théâtre, le 19 octobre courant, de raids aériens ayant entraîné la mort de près de 150 personnes, selon l’agence Reuters, les attaques ayant ciblé des camions-citernes de carburant. Le ministère soudanais des Affaires étrangères avait nié, dans un communiqué publié le vendredi 23 octobre courant, tout lien de l’armée soudanaise avec ces attaques, affirmant que ces crimes relèvent de la nature des actions de la milice des Forces de soutien rapide, et rappelé que cette dernière avait déjà attaqué la force « FISNUA » à Kadougli l’année dernière.