
Officiellement… Un tribunal accuse Hemedti d’avoir commis un génocide et d’avoir tué le gouverneur de l’ouest du Darfour
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
La Cour antiterroriste et des crimes contre l’État de Port Soudan a officiellement inculpé le commandant des Forces de soutien rapide (RSF), Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), ses frères Abdel Rahim et Al-Goni Dagalo, et 13 autres accusés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de pillage dans le meurtre de l’ancien gouverneur de l’ouest du Darfour, Khamis Abdullah Abkar.
Le tribunal, présidé par le juge Mamoun Al-Khawad, a confirmé que l’attaque contre la ville d’El Geneina le 15 avril 2023 a été menée sous le commandement de Hemedti et visait la tribu Masalit en raison de son sexe, entraînant la mort de milliers de personnes et le déplacement de centaines de milliers de personnes vers le Tchad, ainsi que la liquidation brutale de la victime, l’ancien gouverneur de l’État, et la mutilation de son corps.
Le tribunal a inculpé le commandant en second, Abdel Rahim Daglo, et le responsable économique, Al-Goni Daglo, de complicité criminelle dans la planification et l’exécution de l’attaque, ainsi que d’atrocités contre des civils et leurs biens. Le quatrième accusé, Abdel Rahman Juma, a été inculpé d’avoir directement dirigé l’attaque contre El Geneina, supervisé la liquidation du gouverneur et commis des actes de génocide contre la tribu Masalit.
Les chefs d’accusation comprenaient le meurtre de 15,000 civils, dont certains ont été enterrés vivants. Les cinquième à seizième accusés étaient accusés d’avoir soutenu l’attaque et d’avoir commis des crimes de viol, de torture et de déplacement. Le dernier accusé, Abdel Moneim Abdel Mahmoud (Al-Rabi’), était accusé d’avoir incité au meurtre du gouverneur Khamis Abkar via une diffusion en direct sur les réseaux sociaux.
Le tribunal a confirmé que les accusations reposaient sur des preuves solides, des témoignages et des témoins, en l’absence des accusés et de leurs avocats. L’affaire sera mise en délibéré après l’audition des derniers témoignages. La décision a été rendue en l’absence des accusés, et les poursuites devant le tribunal ont été engagées par un collège d’accusation composé de membres de la Commission nationale d’enquête sur les crimes et violations du droit national et du droit international humanitaire.