Le conseil africain de la paix rejette le gouvernement parallèle et appelle à un processus politique global au Soudan

 

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a tenu une réunion d’urgence lundi pour discuter de l’évolution de la situation au Soudan. Le conseil a réaffirmé son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays, tout en rejetant la formation d’un gouvernement parallèle. La session était présidée par le représentant de l’Algérie, l’ambassadeur Mohamed Khaled, qui préside également le Conseil pour le mois d’août.
Dans une déclaration à l’issue de la réunion, le Conseil a condamné l’escalade de l’action militaire et l’ingérence étrangère, réitéré son rejet du prétendu gouvernement parallèle et considéré celui-ci comme une menace directe pour le processus politique du pays.
Le conseil africain a aussi appelé à une cessation immédiate des hostilités et a exhorté les parties soudanaises à s’engager dans un dialogue politique global, mené par le Soudan, qui ouvrira la voie au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Au cours de la session, le haut représentant de l’union africaine, Mohamed Ibn Chambas, ainsi que des représentants de l’IGAD et du Programme alimentaire mondial (PAM) ont présenté des rapports sur l’évolution de la situation humanitaire dans les zones de conflit, en particulier au Darfour et au Kordofan.
Les membres du conseil ont souligné la priorité accordée à la protection des civils et à la garantie d’un accès humanitaire sans entrave.
Le conseil a également salué la nomination de Kamil Idriss au poste de premier ministre civil et a appelé à ce que les auteurs de violations des droits de l’homme répondent de leurs actes. En affirmant que la seule façon de mettre fin à la crise est de mettre en place un processus politique global mené par le Soudan, notant que l’absence de solution politique perpétuera les souffrances des civils.
Une source diplomatique à l’union africaine a déclaré à Sudan Tribune que la réunion d’urgence du conseil de paix et de sécurité n’avait pas abordé la question de la levée de la suspension du Soudan de l’Union africaine. Le diplomate a expliqué que l’escalade de la situation et les complications actuelles, notamment dans le domaine humanitaire, étaient au cœur des discussions.
De sa part, le représentant permanent du Soudan auprès de l’Union africaine, l’ambassadeur Al-Zein Ibrahim Hussein, s’est adressé à la session consultative informelle du conseil de paix et de sécurité qui a précédé la session officielle sur le Soudan.
Le ministère des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que l’ambassadeur Al-Zein a fourni une explication sur l’évolution de la situation humanitaire, sécuritaire et politique au Soudan, y compris la formation du gouvernement de l’espoir dirigé par le premier ministre Kamil Idris, en le décrivant comme une étape importante dans la mise en œuvre de la feuille de route annoncée par le président du conseil de souveraineté, Abdel Fattah al-Burhan, en février dernier.
Al-Zein a appelé au conseil de lever la suspension de la participation du Soudan aux activités de l’union africaine après l’annonce de la feuille de route et l’achèvement de la formation d’un gouvernement civil, basé sur l’initiative de solidarité africaine, dans le but de soutenir le Soudan dans la réalisation d’une paix et d’une reconstruction globales.
Le diplomate soudanais a exhorté le conseil africain de paix et de sécurité à faire pression sur les milices pour qu’elles lèvent le siège d’El Fasher, se retirent des zones civiles et cessent les violations contre les civils au Kordofan et au Darfour. Il a appelé le conseil à exhorter les pays voisins à ne pas faciliter le passage de soutien aux forces et à empêcher leur personnel de transiter par leurs aéroports et leurs territoires.