
Ministre de la Justice : Nous n’accepterons pas d’assimiler l’Institution nationale à la « milice »
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministre de la Justice,Abdullah Darf, a réitéré le rejet par le gouvernement de toute assimilation de l’institution nationale, l’armée à une milice rebelle.
Le ministre de la Justice a pris la parole lors de l’ouverture d’une table ronde organisée par le Haut-commissariat des droits de l’homme au Soudan, en coopération avec le mécanisme national des droits de l’homme.
M. Darf a déclaré que le Soudan a signé sept des neuf accords relatifs aux droits de l’homme, en ajoutant « Nous avons établi des partenariats et une coopération avec tous les mécanismes et institutions concernés par la protection et la promotion des droits de l’homme. »
Il a poursuivi : « Conformément aux obligations internationales du Soudan et à la feuille de route présentée aux Nations Unies, un gouvernement civil a été formé, dirigé par le Premier ministre Dr.Kamil Idris. »
Le ministre de la Justice a indiqué que le Soudan a révisé l’ensemble de sa législation nationale afin de garantir sa cohérence et sa compatibilité avec les principes des droits de l’homme et les conventions et accords internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Il a déclaré que le Soudan a fait ses preuves en matière de coopération avec tous les mécanismes des droits de l’homme aux niveaux régional et international, soulignant la coordination et l’harmonie entre les mécanismes nationaux des droits de l’homme.
Darf a déclaré que le rôle principal dans la consolidation et la protection de ces droits incombe à l’État et à ses institutions, il a en plus déclaré : « Nous affirmons que, au sein du mécanisme national des droits de l’homme, nous sommes désireux de coopérer avec les mécanismes internationaux, régionaux et nationaux des droits de l’homme. »
Le ministre a demandé au bureau de pays de présenter une vision et un plan clairs, y compris un financement, pour la prochaine phase, en particulier dans les circonstances exceptionnelles dans le pays.
Il a déclaré que le bureau de pays pourra jouer un rôle important en soutenant les mécanismes nationaux des droits de l’homme, en leur permettant de remplir les rôles qui leur sont assignés, qui représentent les principaux objectifs pour lesquels le bureau de pays a été créé.
Darf a souligné la décision de l’État de classer la milice Al-Dagalo comme groupe terroriste pour les crimes qu’elle a commis, notamment des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide.
Il a ajouté : « En vertu du droit international humanitaire, la milice est classée comme groupe terroriste. » en déclarant : « Nous n’accepterons pas que l’Institution nationale soit assimilée à cette milice rebelle, ni que cette agression soit décrite comme un conflit entre deux parties. »
Darf a souligné l’importance de l’échange d’informations dans le domaine des droits de l’homme et de l’obtention d’informations auprès de sources officielles.