
La Colombie prend des mesures pour diminuer le flux de mercenaires au Soudan
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Nairobi : Échos soudanais
Le chargé d’affaires de l’ambassade du Soudan à Nairobi, Mohamed Osman Okasha, a rencontré l’Ambassadeur de la République de Colombie auprès de la République du Kenya, Pedro Leon Cortes.
L’entretien a porté sur la participation de certains mercenaires colombiens combattant aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) dans la guerre en cours contre le peuple soudanais.
Okasha a expliqué qu’Abou Dhabi est le principal sponsor de cette milice, lui fournissant diverses formes de soutien militaire, financier et politique, y compris le recrutement de mercenaires de plusieurs pays, dont la Colombie, pour s’engager dans des activités qui menacent la sécurité du Soudan et la sécurité de ses citoyens.
Il a cité de nombreux éléments de preuve convaincants obtenus par les forces armées soudanaises, ainsi que des rapports d’enquête publiés par la presse internationale et les satellitaires, qui confirment tous que les autorités d’Abou Dhabi, par l’intermédiaire de leurs réseaux, ont recruté ces mercenaires.
Pour sa part, l’ambassadeur Pedro León Cortes a exprimé ses profonds regrets face à ces pratiques, il a expliqué que l’affaire se limite à un groupe d’anciens militaires dont les besoins avaient été exploités par certaines parties et attirés avec de l’argent.
Il a également souligné que le président colombien Gustavo Petro, en coordination avec les institutions gouvernementales colombiennes compétentes, a pris une série de mesures pour lutter contre ce phénomène, notamment en faisant pression pour une législation parlementaire criminalisant les sociétés et les individus impliqués dans des activités de recrutement de mercenaires, ainsi qu’en lançant une autorité nationale de sensibilisation aux dangers de ces pratiques pour la société colombienne.
De sa part Okasha a salué ces efforts et a affirmé la volonté du gouvernement soudanais de renforcer la coopération avec le gouvernement colombien à travers l’échange d’informations et la coordination conjointe, que ce soit par des voies bilatérales ou dans des cadres régionaux et internationaux, d’une manière qui contribuera à mettre fin au phénomène de recrutement et d’exportation de mercenaires au Soudan.