
Malik Agar met en garde contre l’effondrement du Soudan et ses répercussions sur l’Égypte, l’Éthiopie et le Tchad
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le vice-président du Conseil de souveraineté, Malik Agar, a mis en garde contre l’effondrement du Soudan en raison de la guerre en cours, indiquant que si cet effondrement se produit, il sera suivi de nombreux pays voisins, notamment l’Éthiopie et le Tchad, ainsi que du Soudan du Sud et de l’Égypte, qui, selon lui, s’effondreront également malgré leur structure solide.
S’exprimant lors de la conférence « La guerre au Soudan et son impact sur la sécurité et la stabilité dans la Corne de l’Afrique », organisée par le Centre d’études et de recherches sur la Corne de l’Afrique à Port-Soudan, il a déclaré que la guerre du 15 avril visait nos voisins du nord. Il a souligné que la guerre à Gaza était le point de départ et que l’encerclement s’était ensuite poursuivi de part et d’autre.
Agar a tenu les gouvernements successifs où des guerres éclatant depuis l’indépendance, ajoutant que les violations commises au cours des périodes passées ne peuvent être oubliées, mais qu’elles peuvent être pardonnées, comme cela s’est produit en Afrique du Sud et au Rwanda, afin de parvenir à la paix.
Il a exprimé sa joie de participer au lancement de la conférence car celle-ci aborde des questions complexes dans la Corne de l’Afrique, et a présenté un document lors de la séance d’ouverture qui, selon lui, n’était pas académique mais traitait plutôt de la réalité vécue au Soudan et dans la Corne de l’Afrique.
Agar a souligné que l’ancien chef du Parti national Umma, le major-général Fadlallah Burma, qui était ministre de la défense en 1986, était celui qui avait armé les tribus arabes du Kordofan sous prétexte de se protéger.
Il a souligné que des événements historiques avaient provoqué la séparation du peuple du Sud-Soudan, notamment le massacre d’Al-Daein, l’assassinat des 30 sultans de Bor et le meurtre des intellectuels du Sud à Wau en 1967. Il a ajouté que tous ceux qui avaient causé cette séparation étaient encore en vie.
Il a déclaré que la guerre actuellement menée par les milices des Forces de soutien rapide contre l’ensemble du peuple soudanais diffère des guerres passées car son objectif est multiforme, mais la vérité non dite est l’installation d’Arabes de la diaspora, un phénomène tout à fait évident.
La guerre est également gérée et financée par les Émirats arabes unis. Il a souligné que la guerre du 15 avril est une épreuve pour le peuple et l’État soudanais, l’incitant à défendre le Soudan et la Corne de l’Afrique. Il a averti que cette guerre ne tolère aucune erreur et a insisté sur le fait qu’elle ne doit pas être gérée selon les méthodes gouvernementales traditionnelles. Il a exhorté les autorités à tirer profit de cette catastrophe et à la transformer en atout.