Le Soudan se prépare à des développements militaires à sa frontière avec l’Éthiopie

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Des sources officielles soudanaises ont révélé que le Soudan se prépare à l’ouverture d’un nouveau front militaire dans l’est du pays après que l’Éthiopie a autorisé l’ouverture d’un camp d’entraînement pour les Forces de soutien rapide et les mercenaires étrangers qui leur sont affiliés, en vue d’attaquer la région du Nil Bleu.
Des sources gouvernementales, qui ont requis l’anonymat, ont expliqué à Al Jazeera que les autorités éthiopiennes coordonnent militairement leurs actions avec la milice rebelle des Forces de soutien rapide par l’intermédiaire des puissances régionales qui les soutiennent, et qu’un accord a été conclu concernant les lignes d’approvisionnement, la construction de camps d’entraînement et la préparation de pistes d’atterrissage.
Selon les mêmes sources, un mouvement de ravitaillement et l’arrivée de véhicules de combat, de systèmes d’artillerie et de dispositifs de brouillage ont commencé par la ville d’Assosa, capitale de la région de Benishangul-Gumuz, au nord-ouest de l’Éthiopie, qui borde la région du Nil Bleu au Soudan, où se trouve le barrage de la Renaissance.
Les sources gouvernementales ont révélé l’existence d’une coordination des services de renseignement entre l’armée éthiopienne et les milices, notamment l’APLS dirigée par Joseph Tuka, affiliée au mouvement Al-Hilu. Les forces de Tuka sont déployées par endroits dans la région et sont actives dans la bande frontalière de l’État du Haut-Nil, au Soudan du Sud.
Des sources proches des autorités soudanaises ont rapporté de nouveaux détails sur les développements récents liés à la guerre dans le pays, indiquant que le camp d’entraînement éthiopien désigné pour les Forces de soutien rapide abrite plus de 10,000 combattants, dans les zones de Manqi et d’Al-Ahmar, dans la localité d’Ondolo.
Elle est placée sous la supervision du général éthiopien Getachew Gudina, en coordination avec des officiers étrangers dont les pays soutiennent les forces. Parmi les éléments étrangers entraînés figurent des mercenaires du Soudan du Sud, d’autres originaires de pays d’Amérique latine, notamment des combattants colombiens, ainsi que des éléments des Forces de soutien rapide, qui avaient fui les fronts soudanais et ont été rassemblés et transportés de Darfour.