
Le chef de l’armée ougandaise attaque la milice des (FSR) après la réception de Hemedti à Entebbe
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le chef de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a intensifié son offensive contre le commandant de la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR), Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), s’engageant à se coordonner avec l’armée soudanaise contre ses forces. Cette déclaration intervient après que son père, le président ougandais, a reçu Hemedti à Entebbe, une démarche qui a suscité la colère de Khartoum et de vastes critiques.
Le général Muhoozi Kainerugaba, commandant en chef de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, a lancé une attaque cinglante contre le chef de la milice, Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti). Dans des publications sur la plateforme “X”, il l’a qualifié de “criminel dont les mains sont souillées du sang des Soudanais et des Africains”.
Kainerugaba a affirmé que les forces ougandaises travailleraient en pleine coordination avec l’armée soudanaise afin de “venger les victimes et nettoyer Darfour du terrorisme”, soulignant que toute tentative de la milice de remporter une victoire militaire à l’intérieur du Soudan “ne se réalisera jamais”.
Le commandant ougandais est connu pour ses déclarations controversées, sur lesquelles il revient souvent ou qu’il finit par supprimer ultérieurement. Il avait déjà provoqué une crise diplomatique en décembre 2024 lorsqu’il avait brandi la menace d’une “invasion de Khartoum” après l’accession du président américain Donald Trump au pouvoir, ce qui avait poussé le ministère soudanais des Affaires étrangères à l’époque à dénoncer ses propos, les qualifiant d’« imprudents », avant que le gouvernement ougandais ne présente des excuses officielles.
Les déclarations de Kainerugaba interviennent quelques jours après que le président ougandais a reçu Hemedti au palais présidentiel d’Entebbe. Cette initiative a déclenché une vague de colère à Khartoum, où le gouvernement soudanais l’a considérée comme un soutien direct à ce qu’il a qualifié de “crimes de génocide” commis dans la région du Darfour.