Le Tchad renforce le contrôle frontalier avec le Soudan et restreint les mouvements de transit

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Les autorités tchadiennes ont renforcé la surveillance des postes frontaliers avec le Soudan, exigeant désormais des passeports officiels pour le passage des citoyens des deux pays. Cette mesure a entraîné un déclin du transport et des échanges commerciaux, selon des sources citées par le site “Darfur24”.

La décision de fermer les frontières, en particulier les passages officiels, entre dans son dixième jour, sur fond d’indicateurs pointant des impacts économiques directs dans les États du Darfour suite à ces mesures strictes et aux restrictions de transit. La bande frontalière entre le Soudan et le Tchad s’étend sur environ 1,350 kilomètres.

Selon les mêmes sources, les autorités tchadiennes ont intensifié le contrôle des points de passage et n’autorisent plus le transit qu’au moyen de documents officiels. En parallèle, les opérations de contrebande de denrées alimentaires et de marchandises se sont multipliées, utilisant des véhicules et des moyens de transport traditionnels via des pistes informelles, notamment pendant la nuit. Les sources indiquent que certaines marchandises, comme le sucre, sont introduites au Soudan par ces itinéraires moyennant environ mille francs CFA par sac, soit l’équivalent de près de 25,000 livres soudanaises selon le taux de change en vigueur.

Les marchés du Darfour ont enregistré, ces derniers jours, une hausse notable des prix des produits alimentaires et commerciaux, avec des fluctuations quasi quotidiennes dues à la baisse des approvisionnements réguliers en provenance de la frontière. De plus, le marché de change d’Al-Kutkut dans la ville d’El Geneina a enregistré une baisse de la valeur du franc CFA par rapport à la livre soudanaise ; le taux pour mille francs est passé d’environ 28,000 livres à moins de 25,000 livres, selon des changeurs, reflétant l’impact des mesures frontalières continues sur les échanges commerciaux.