La Conférence de Paris pour les journalistes condamne l’oppression de la milice et réclame des sanctions internationales contre ses chefs

 

PARIS – Agences

 

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le Congrès mondial de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné les crimes de la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) contre les professionnels des médias au Soudan. Dans son communiqué final à Paris, le Congrès a dénoncé les opérations systématiques de meurtre et d’enlèvement ayant visé des dizaines d’entre eux depuis le déclenchement de la guerre.

Le Congrès mondial s’est tenu dans la capitale française, Paris, du 4 au 8 mai courant. Il a connu une large participation internationale de leaders du secteur de la presse pour discuter des menaces pesant sur la liberté de la presse au Soudan. L’Union des Journalistes Soudanais y a participé avec une délégation comprenant son président, Al-Sadiq Al-Rizaigi, et son secrétaire général, Salah Omar Al-Sheikh.

La Fédération Internationale des Journalistes a adopté la résolution n° 12, stipulant l’aide au rétablissement de l’Union des Journalistes Soudanais. Elle a condamné le ciblage direct des cadres médiatiques par la milice, en particulier lors des événements de la ville d’Al-Fashir.

Le Congrès a réitéré son soutien à l’Union Générale des Journalistes Soudanais, membre de la FIJ, dont le siège avait été précédemment occupé, ses activités interdites et ses dirigeants poursuivis, ce qui les a contraints à quitter le Soudan.

La Fédération Internationale a exprimé sa profonde inquiétude face au meurtre de dizaines de journalistes et à la documentation d’atrocités horribles, incluant des exécutions illégales et des violences sexuelles. Le communiqué a souligné que les soldats de la milice ont diffusé des vidéos de ces crimes sur les réseaux sociaux, au mépris flagrant des lois internationales.

Le Congrès a affirmé que cette vague de violence délibérée a frappé aussi bien les journalistes que les civils collaborant avec eux. Il a souligné que l’objectif de ces attaques est d’étouffer les reportages indépendants et d’isoler la société soudanaise du reste du monde.

Le Congrès a salué les efforts de la direction élue de la Fédération Internationale pour faire pression sur les Nations Unies. Il a critiqué l’inaction de la communauté internationale et son échec à protéger les journalistes contre l’oppression de la milice des Forces de Soutien Rapide.

Le communiqué a exigé la fin de l’impunité et la libération immédiate de tous les journalistes enlevés. Il a appelé à cesser les entraves au flux d’informations et à lever la censure sécuritaire stricte imposée par la milice sur le service internet dans les zones sous son contrôle.

La Conférence de Paris a chargé son comité exécutif de lancer une campagne internationale pour imposer des sanctions ciblées contre les chefs de la milice des FSR, et a réclamé une enquête indépendante sous l’égide des Nations Unies sur les assassinats ayant touché les travailleurs des médias soudanais