
Le Tchad ferme le consulat du Soudan à Abéché et expulse le consul
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Des sources au sein de l’ambassade du Soudan à N’Djamena et du consulat à Abéché ont déclaré, que le Tchad a fermé le consulat, et a déclaré le consul général ainsi que les employés qui y travaillent, leur demandant de quitter son territoire.
Des sources ont rapporté à (Darfur24) que les autorités tchadiennes ont fermé le consulat dans la ville d’Abéché à la suite d’allégations de dépassements commis par le consul général, Kadhafi Abdallah Mohamed.
Elles ont expliqué que le consul a fait venir la mission du Registre civil du Soudan sans s’adresser aux autorités tchadiennes concernant les missions de l’équipe de travail qui est arrivée pour établir des passeports et des documents d’identité pour les Soudanais au Tchad, alors que les visas des membres de l’équipe se limitaient à une visite au consulat général, sans les décrire par leur qualité officielle.
Les sources ont mentionné que le consul a entrepris cette démarche en partant de l’existence d’une équipe spécialisée dans les passeports et le registre civil provenant de l’État de l’ouest – Darfour, qui s’était repliée dans la zone frontalière d’Adré au Tchad juste avant le déclenchement de la guerre, en plus d’autres équipes des États du centre et du sud – Darfour.
Elles ont indiqué l’existence de différends entre le consulat et l’ambassade du Soudan, l’ambassade ayant demandé à l’équipe du Registre civil, dès son arrivée, de commencer à établir les documents à N’Djamena avant de se rendre à Abéché, mais le consul a refusé cela sous prétexte que c’est lui qui avait fait venir l’équipe.
Elles ont poursuivi : « Suite à l’insistance du consul et à son voyage à N’Djamena, l’ambassade a accepté que l’équipe commence son travail à Abéché, à condition qu’elle retourne ensuite à N’Djamena. »
Elles ont ajouté : « Pendant que l’équipe du Registre civil se préparait à partir de N’Djamena vers Abéché, les autorités de sécurité tchadiennes sont intervenues et ont vérifié l’identité de ses membres, et il s’est avéré pour elles qu’ils étaient des officiers de la police soudanaise entrés sur le territoire tchadien dans le but d’établir des documents d’identité sans le savoir des autorités tchadiennes concernées. »
Elles ont poursuivi : « Il a été procédé à l’arrestation des membres de l’équipe des passeports et du registre civil, et parmi les personnes arrêtées figure un officier ayant le grade de général qui occupait le poste de directeur de la police de l’État de l’ouest – Darfour, en plus de l’arrestation d’autres officiers qui se trouvaient au Tchad et avec lesquels l’équipe était entrée en contact après son arrivée. »
Sur cette base, les autorités tchadiennes ont pris une décision stipulant de considérer le consul et le personnel du consulat comme des personnes non désirées, et leur ont accordé un délai de quatre jours pour quitter le territoire tchadien, selon les sources.
Les relations entre Khartoum et N’Djamena ont connu une tension croissante, suite à l’accusation portée par le Soudan contre le Tchad de fournir du soutien et de faciliter le transfert d’armes depuis les Émirats vers les Forces de soutien rapide.
Le Tchad accueille des milliers de réfugiés soudanais fuyant les affres de la guerre, à la lumière de conditions humanitaires difficiles dans les camps de l’est du pays.