Strictes décisions de sécurité pour mettre fin aux manifestations armées et aux dérapages des militaires à Khartoum

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

La Commission pour l’imposition de l’autorité de l’État et l’établissement de la sécurité au Soudan a décidé, samedi, de traiter avec fermeté tous les dérapages sécuritaires émanant de militaires à l’intérieur de la capitale, Khartoum. Elle a également insisté sur l’évacuation de toutes les manifestations militaires de la capitale et sur l’interdiction du port d’armes dans les lieux publics. Khartoum connaît en effet un déploiement de véhicules de combat au sein des marchés et des quartiers, en plus d’une mixité entre les civils et les hommes armés — dont la plupart appartiennent à des éléments alliés à l’armée —, malgré de précédentes décisions visant à vider la capitale de toute présence armée.
Le ministre de la Défense, Hassan Daoud Kabroun, a présidé samedi la réunion de la Commission de contrôle de la sécurité et d’imposition de l’autorité de l’État, en présence de Babiker Samra Moustafa, ministre de l’Intérieur, d’Ahmed Osman Hamza, gouverneur de l’État de Khartoum, de Abdelkhair Abdallah Nasser, chef d’état-major adjoint chargé de l’administration, d’Al-Tahir Ali Mohamed Al-Baloula, directeur général adjoint des forces de police et inspecteur général, ainsi que des membres de la commission issus des autorités compétentes.
Le président du comité médiatique de la commission, le brigadier de police Fath Al-Rahman Mohamed Al-Tom, a expliqué que la réunion a abordé plusieurs axes relatifs à l’évacuation des formations militaires de l’État de Khartoum, à la collecte des armes, à la sécurisation de l’État de Khartoum et à l’éradication des habitations anarchiques. Il a ajouté que ces décisions s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à instaurer la sécurité, la stabilité et à imposer l’autorité de l’État.
Il a révélé l’adoption de plusieurs décisions immédiates, comprenant « le traitement ferme de tous les dérapages sécuritaires, qu’ils émanent de militaires ou de civils, l’élimination des phénomènes négatifs, l’interdiction du port d’armes et l’interdiction de l’usage des motocyclettes ».
Il a par ailleurs indiqué que la réunion a décidé d’instruire les autorités compétentes pour déployer des patrouilles de sécurité, installer des points de contrôle et des cordons de sécurité dans toutes les localités de l’État, en plus d’assurer une coordination et une coopération totales avec le comité de sécurité de l’État de Khartoum afin de prévenir tout dérapage sécuritaire ou toute manifestation de nature à troubler la sécurité et l’ordre public dans l’État.
Depuis la reprise de Khartoum en mai 2025, les autorités s’efforcent d’imposer la sécurité, malgré des incidents récurrents de tirs par arme à feu, dus à la prolifération des armes et des groupes alliés à l’armée présents dans certaines zones de l’État. Le deux mai dernier, la police de l’État de Khartoum avait déclaré qu’un membre des forces régulières, de retour des opérations militaires, avait ouvert le feu sur une patrouille lors de son interpellation, ce qui a entraîné sa mort et blessé deux agents au marché Sabreen dans la ville d’Omdurman.