
MASHAD observe une nouvelle violation du droit humanitaire commise par la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR)
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
L’Observatoire MASHAD a exprimé sa vive préoccupation face aux tentatives persistantes de la milice des Forces de Soutien Rapide d’exercer des pressions sur les organisations humanitaires, notamment en imposant des procédures d’enregistrement forcées ou en exigeant des sommes d’argent en échange de l’autorisation de travailler. Cela constitue une violation flagrante des principes du droit international humanitaire et des normes internationales régissant l’action humanitaire, et porte directement atteinte à l’indépendance et à la neutralité du travail de secours.
L’Observatoire a déclaré, dans une publication sur sa page Facebook, que ces pratiques représentent une menace sérieuse pour la sécurité des travailleurs humanitaires et entravent de manière systématique l’accès de l’aide humanitaire aux civils nécessiteux, à un moment où le Soudan traverse des conditions humanitaires extrêmement complexes. De plus, l’imposition de toute restriction arbitraire, ou de tout chantage financier ou administratif sur l’action humanitaire, est considérée comme une violation grave pouvant s’apparenter à des crimes de guerre en vertu du droit international humanitaire, car elle constitue une obstruction délibérée à l’acheminement des secours aux civils.
L’Observatoire MASHAD met en garde toutes les organisations et agences humanitaires contre toute réponse à des demandes illégales ou tout engagement dans des obligations financières ou administratives en dehors des cadres humanitaires internationalement reconnus. Il souligne que toute soumission à de telles pressions pourra entraîner des responsabilités juridiques et éthiques liées à la contribution indirecte à l’enracinement de ces violations, ce qui constitue une atteinte à la souveraineté de l’État en contradiction avec ses obligations au titre du droit international humanitaire.
De plus, l’Observatoire insiste sur la nécessité pour tous de respecter les obligations juridiques internationales, au premier chef desquelles figure la garantie d’un accès sûr, rapide et sans entrave de l’aide humanitaire, ainsi que le respect des principes fondamentaux de l’action humanitaire : l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance.
Dans ce contexte, l’Observatoire MASHAD appelle l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), les Nations Unies, l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, ainsi que tous les partenaires internationaux et humanitaires, à prendre des mesures urgentes et efficaces pour assurer la protection des civils, œuvrer à l’arrêt immédiat de ces pratiques et garantir l’accès de l’aide humanitaire sans restrictions ni pressions.
Enfin, l’Observatoire MASHAD affirme que la protection de l’action humanitaire représente un engagement juridique et éthique international sur lequel il est interdit de transiger, et que la poursuite de ces violations menace d’aggraver la catastrophe humanitaire au Soudan, ce qui nécessite l’activation des mécanismes de responsabilité internationale et la garantie de non-impunité.