Position du Soudan concernant la Conférence de Berlin

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

L’ambassadeur Al-Zain Ibrahim Hussein, ambassadeur du Soudan en Éthiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a mené une série de rencontres diplomatiques avec plusieurs responsables et envoyés internationaux et régionaux concernés par la question soudanaise.

Ces démarches s’inscrivent dans la continuité des efforts du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ainsi que de ses missions diplomatiques, pour mobiliser le soutien régional et international à la position du Soudan, et dans le cadre d’une action proactive avant la conférence de Berlin prévue le 14 de ce mois.

Ces rencontres ont inclus l’envoyé spécial de l’Union africaine au Soudan, l’ambassadeur Mohamed Belaïche, l’envoyé de l’IGAD au Soudan, M. Lawrence Korbandy, le chef du bureau de l’envoyé du Secrétaire général des Nations Unies, M. Colmi Mohammed, et la vice-présidente de la mission de la Ligue des États arabes en Éthiopie et auprès de l’Union africaine.

L’ambassadeur a également adressé des notes officielles à l’envoyé spécial français pour le Soudan et la Corne de l’Afrique, l’ambassadeur Bertrand, ainsi qu’à plusieurs responsables et à l’envoyé du Secrétaire général des Nations Unies pour la Corne de l’Afrique, M. Guang Cong.

L’ambassadeur Al-Zain a clarifié la position du gouvernement du Soudan concernant la Conférence de Berlin, soulignant que sa tenue, dans le cadre d’une exclusion délibérée du Soudan, ne contribue pas à la résolution de la crise et ne respecte pas le droit souverain du Soudan à déterminer les voies d’une solution nationale.

Il a également souligné que le gouvernement dispose d’une vision nationale intégrée représentée par l’Initiative soudanaise pour la paix, présentée par Monsieur le premier ministre au Conseil de sécurité, et qui a reçu un accueil favorable de la part des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Ligue des États arabes, de l’IGAD et d’autres parties.

Il a réaffirmé le rejet par le Soudan de ce que l’on appelle le quatuor, en raison de l’inclusion de la partie qui soutient principalement la milice rebelle, tout en saluant la communication positive avec les États-Unis d’Amérique, la République arabe d’Égypte et le Royaume d’Arabie saoudite, et en exprimant sa gratitude pour leurs efforts en faveur de la paix et de la stabilité.

L’ambassadeur a critiqué l’approche sélective dans l’invitation des forces civiles et la focalisation sur les voix loyales à la milice, ce qui entrave les solutions nationales exprimant la volonté du peuple soudanais. Il a réitéré l’ouverture du gouvernement soudanais aux initiatives sérieuses et intègres qui respectent la souveraineté du Soudan et son intégrité territoriale, et qui contribuent à l’arrêt de la guerre, à la prévention du flux d’armes et du soutien étranger à la milice, à la justice pour les victimes, et au soutien d’une transition démocratique pacifique menant à la sécurité, à la stabilité et au développement.