L’armée reprend (Kurmuk) et pilonne (Deim Mansour) à l’artillerie et libère la porte de l’Est à la frontière éthiopienne

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

L’armée soudanaise a repris, mercredi, la ville de Kurmuk dans la région du Nil Bleu, près de la frontière avec l’Éthiopie, après de violents combats menés contre l’alliance des milices des Forces de soutien rapide (FSR) et du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N). Dans le même temps, l’armée n’a laissé aucun répit à la milice et a pilonné, à l’artillerie lourde, les positions de la milice des Forces de soutien rapide dans la zone de (Deim Mansour), située à 17 kilomètres au sud de Kurmuk.
La milice, soutenue par des combattants du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, avait pris le contrôle de la ville de Kurmuk le 24 mars dernier, dans le cadre d’une vaste opération militaire dans la zone frontalière avec l’Éthiopie. Le gouvernement soudanais avait alors accusé l’Éthiopie d’être derrière cette opération en facilitant le décollage de drones depuis l’aéroport de Bahr Dar, dans la région d’Amhara voisine au Soudan, mais Addis-Abeba a rejeté ces accusations.
Le porte-parole de l’armée a déclaré dans un communiqué que ses forces, appuyées par les forces alliées, ont réussi à libérer la ville de Kurmuk par la force et avec brio après des combats féroces. Il a souligné qu’elles ont infligé aux Forces de soutien rapide, qu’il a qualifiées de (milice terroriste), de lourdes pertes en vies humaines et en matériel, contraignant le reste de ses éléments à battre en retraite.
Le communiqué a affirmé que la protection des civils, le rétablissement des services de base et la création des conditions propices au retour à une vie normale constituent les priorités de la phase à venir, réitérant la poursuite des opérations militaires jusqu’à la sécurisation de l’ensemble du territoire soudanais. Dans le même contexte, la 4e division d’infanterie a confirmé que la sécurisation de Kurmuk est une étape stratégique cruciale pour protéger les frontières orientales du Soudan et sécuriser l’intégralité de la bande frontalière. Tout au long de la précédente guerre civile entre les forces armées et le Mouvement populaire mené par John Garang, la ville de Kurmuk est restée le théâtre d’opérations militaires majeures, au cours desquelles les deux camps se sont disputé le contrôle de cette ville frontalière à la position stratégique.