Malik Agar propose une initiative pour régler la crise du Soudan

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina 

Le vice-président du Conseil de souveraineté et président du Mouvement populaire de libération du nord – Soudan, Malik Agar, a soumis un document aux forces politiques et civiles pour résoudre la crise soudanaise à travers un dialogue inter-soudanais afin de débattre des questions problématiques entre les factions.
Il a demandé que des réponses y soient apportées avant la tenue d’un dialogue consultatif sur la nature de la guerre, les questions conflictuelles qui bloquent le processus de paix et les interrogations concernant le jour d’après la guerre.
Le document suggère que le dialogue commence, loin de la polarisation et du bruit médiatique, par une question fondamentale : quelle est la position à adopter quant à la nature de la guerre actuelle au Soudan ? S’agit-il d’une guerre entre l’armée et les Forces de soutien rapide, d’une guerre contre l’État, d’une guerre entre deux projets politiques, ou reflète-t-elle un conflit de visions contradictoires pour l’avenir du Soudan ? Le texte considère que l’approche d’une compréhension commune de la nature de la guerre est l’introduction nécessaire à toute entente sur la manière d’y mettre fin et de bâtir une paix durable.
Selon le document, le dialogue aborde les cinq questions qui constituent le cœur du différend, à savoir : la position vis-à-vis de l’armée et de son commandement, la position vis-à-vis des Forces de soutien rapide et des factions militaires, la position vis-à-vis des islamistes, la position vis-à-vis du rôle de la communauté régionale et internationale, et la position vis-à-vis du mode de gouvernance du Soudan et de la relation entre le centre et la périphérie.
Le texte appelle à distinguer les voies militaire et politique, considérant que la voie de négociation entre l’armée et les Forces de soutien rapide est technique, professionnelle et spécialisée dans le cessez-le-feu, les arrangements de sécurité et l’acheminement de l’aide humanitaire, comme l’a exprimé de Djeddah. En revanche, la voie du dialogue politique global est concernée par l’avenir de la gouvernance, la refondation de l’État et la transition démocratique.
Le document indique qu’aucun dialogue national sérieux ne peut ignorer le facteur extérieur dans cette guerre, car les interventions régionales et internationales à travers le financement, l’armement et le soutien politique sont devenues l’une des causes majeures de la prolongation du conflit. Le rétablissement de la décision nationale exige une position claire contre toutes les formes de soutien extérieur aux milices et le rejet des guerres par procuration.
Le document d’Agar estime que les mouvements de lutte armée signataires de l’accord de Juba assument une responsabilité particulière dans le respect des arrangements de sécurité et le renforcement de l’armée nationale, professionnelle et unifiée, afin de mettre fin au phénomène de la pluralité des armées et de construire l’État.