Nouvelle implication éthiopienne dans le soutien à l’attaque contre (Geissan)

  • L’armée repousse une attaque de mercenaires éthiopiens et de la milice contre (Geissan)

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Les Forces armées soudanaises ont repoussé une attaque militaire d’envergure visant la ville de Geissan, dans l’État du Nil Bleu, menée depuis le territoire éthiopien, infligeant à la force assaillante de lourdes pertes humaines et matérielles, entre-temps, l’armée de l’air soudanaise a détruit 15 véhicules de combat de la milice dans les environs de Geissan.
La « Plateforme Shahed Ayan » a rapporté, d’après des sources sur le terrain, que la 4e division d’infanterie de Damazin et la force mobile « Al-Naba Al-Yaqeen » ont réussi à mettre en déroute l’attaque conjointe menée par la milice des Forces de soutien rapide et les forces rattachées à Joseph Touka, avec la participation de groupes de mercenaires éthiopiens et sud-soudanais. Les sources ont confirmé que la cuisante défaite de la force assaillante a entraîné l’afflux de grands nombres de blessés de la milice des Forces de soutien rapide vers l’hôpital éthiopien d’Asosa, qui s’est retrouvé totalement saturé, parallèlement à l’arrivée d’autres blessés dans la région de Benishangul en raison des violents combats.
Le gouvernement de Geissan, dans la région du Nil Bleu, avait déclaré mardi que l’alliance entre la milice et le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord (SPLM-N) mené par Abdelaziz al-Hilu avait lancé une violente attaque contre le chef-lieu du district, indiquant que l’armée et les forces de soutien continuaient de se battre férocement sur les fronts de Geissan.
Par ailleurs, des plateformes médiatiques de la région du Nil Bleu ont rapporté que des éléments de la milice ont réussi à atteindre le marché principal de Geissan, avant de le piller entièrement, d’ouvrir le feu sur les citoyens et d’incendier leurs habitations.
Le service de presse de Geissan a déclaré dans un communiqué que le district suit avec colère et tristesse l’agression sauvage lancée mardi matin par la milice de la rébellion en effondrement et les forces terroristes de « Joseph » contre la ville résiliente de Geissan, dans l’État du Nil Bleu.
Le communiqué a souligné que cette lâche agression n’a respecté ni la sacralité du sang ni celle de la patrie, et est survenue au moment de la saison agricole où les citoyens étaient occupés à cultiver leur terre et à nourrir le peuple soudanais ; les mains de la traîtrise sont alors venues brûler les récoltes, terroriser les habitants paisibles et déplacer les citoyens désarmés. Le communiqué a condamné dans les termes les plus vivaces cette agression criminelle qui vise, selon lui, la sécurité et la stabilité du citoyen, affirmant que le ciblage des agriculteurs durant la saison des récoltes constitue un crime de guerre à part entière.
Le communiqué a poursuivi : « Malgré la sauvagerie de l’agression, nos vaillantes Forces armées et les forces de soutien font preuve d’un grand héroïsme et se battent férocement sur les fronts de Geissan, infligeant aux agresseurs des leçons qu’ils n’oublieront pas et écrivant des épopées de bravoure pour la défense de la terre et de l’honneur. »
Le gouvernement soudanais accuse l’État d’Éthiopie d’être impliqué dans l’alimentation du conflit armé dans la région du Nil Bleu, en facilitant l’accès des combattants depuis son territoire vers l’intérieur du Soudan.
En juin dernier, l’armée a repris le contrôle de la ville de Kurmuk des mains de l’alliance entre les Forces de soutien rapide et le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord dans la région du Nil Bleu, devenue un front de combat embrasé depuis février dernier.
Avant l’accord de paix entre le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire mené par John Garang en 2005, Kurmuk et Geissan avaient été le théâtre de combats durant 22 ans, au cours desquels les deux villes ont connu une alternance de contrôle entre les deux parties.