La milice au bord de l’extinction… La reddition est un aveu de leur rébellion

En clair

Fath Al-Rahman Al-Nahas

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal  Shomeina

Ainsi tourne la roue contre la milice rebelle, et la défaite encercle leur chef défunt, après que le « hachoir de la Dignité » a accompli sur eux son œuvre douloureuse. Il ne reste désormais aux survivants que deux choix, sans troisième option : soit ils « fuient », soit ils se rendent. Dans les deux cas, ils rédigent de leur propre main le certificat de « condamnation et de décès » de leur entité rebelle.

Quant à la « reddition », elle constitue une attestation de « preuve irréfutable » qu’ils signent de leur plein gré au profit de ce qu’ils appelaient « l’armée des vestiges de l’ancien régime ». Les voilà aujourd’hui trouvant auprès d’elle la « sécurité » face à son hachoir, ainsi qu’un « refuge » qui les extrait des ténèbres de leur « témérité, leur ignorance » et de la cécité de leurs yeux et de leurs consciences, qui les avaient plongés dans la « vassalité » envers les criminels de la famille Dagalo. Au moins maintenant — et c’est ce qui est le plus « important » pour eux —, ils ont gagné un « sursis » pour leur vie après avoir échappé au « piège » de l’armée qui traque leurs restes dispersés.

La reddition et leur acceptation par l’armée ont donc été pour eux un « cadeau gratuit », bien qu’ils soient des « tueurs » ayant combattu l’armée et commis divers « crimes » exigeant qu’ils « rendent des comptes » devant la justice, laquelle « condamnera » qui doit l’être et « acquittera » qui doit l’être… Peut-être cela se fera-t-il plus tard, ou peut-être pas… Quoi qu’il en soit, Dieu est le « Juge équitable », et c’est devant Lui que se rassembleront les adversaires.

Le plus important est que l’on procède avec la plus grande « rigueur » au retrait de tous les effets des éléments redditionnels qu’ils possédaient lorsqu’ils étaient dans la milice : ni armes, ni uniformes, ni « insolence » parmi les citoyens. Qu’ils se souviennent que l’armée les a traités selon « les enseignements de l’Islam », alors que s’ils s’étaient trouvés dans un autre pays, ils auraient été « liquidés » sur-le-champ en tant que criminels tueurs.

Il faut ensuite les regrouper dans des zones déterminées jusqu’à leur retour dans leurs régions d’origine d’où ils sont partis pour la rébellion, afin qu’ils ne deviennent pas une « charge » pour l’État qui les nourrirait, les abreuverait et leur fournirait des soins, bien qu’ils ne méritent aucun service puisqu’ils ont commis des crimes auparavant… Les « bonnes intentions » peuvent conduire à ce qui est « pire » que la rébellion elle-même, et l’histoire peut se répéter.

C’est pourquoi il faut « garder les yeux ouverts » sans dormir et garder les oreilles attentives en permanence. L’histoire récente nous offre des leçons et des moralités de l’époque où nous avons accordé le bénéfice du doute au défunt Hemedti, pour découvrir en lui un « démon » traître sachant manier « la perfidie et la ruse »