
Coordination « russe-saoudienne » avant le vote américain sur l’embargo sur les armes au Soudan
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé, à l’issue de ses entretiens avec son homologue saoudien, le prince Faïsal ben Farhan, une convergence des positions de Moscou et de Riyad concernant le Soudan.
Il a confirmé leur soutien à l’unité du pays, à son intégrité territoriale et à sa souveraineté, tout en soulignant la nécessité de conjuguer les efforts pour résoudre ses problèmes sur la base des décisions des autorités légitimes.
Les deux ministres ont tenu une session de discussions officielles dans la capitale russe, Moscou, portant sur l’ensemble des relations bilatérales, les développements des situations régionale et internationale, ainsi que les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre les deux pays dans divers domaines.
Cette visite intervient quelques heures avant que les États-Unis ne soumettent un projet de résolution visant à étendre l’embargo sur les armes au Soudan afin d’y inclure les drones, une résolution présentée par Washington avec le soutien des Émirats arabes unis, selon des médias occidentaux.
Le prince Faïsal ben Farhan a confirmé que les relations saoudo-russes reposent sur le respect mutuel et les intérêts communs, indiquant que la coopération entre les deux pays a prouvé son importance dans le soutien à la stabilité des marchés mondiaux de l’énergie et la réalisation d’un équilibre qui prend en compte les intérêts des producteurs et des consommateurs, en plus du renforcement de la coopération économique, commerciale et d’investissement.
Pour sa part, M. Lavrov s’est félicité de cette visite, soulignant que la Russie accorde une importance particulière à cet événement qui coïncide avec le centenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, et insistant sur la volonté de Moscou de contribuer aux efforts d’apaisement des tensions régionales et de traitement des questions internationales.
Les deux parties ont insisté sur l’importance de soutenir la voie diplomatique pour résoudre les défis régionaux et internationaux, y compris la question palestinienne et la situation au Yémen, ainsi que de garantir la sécurité et la liberté de navigation dans les voies navigables internationales, en premier lieu le détroit d’Hormuz et Bab al-Mandab.