
Liquidation de 50 officiers de la milice accusés de fuite d’informations sur les mouvements
- Les fuites d’informations mènent à une exécution collective au sein de la milice
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Des accusations au sein de la milice des Forces de soutien rapide concernant la fuite d’informations au profit de l’armée ont entraîné la liquidation d’environ 50 de ses officiers et soldats.
Le journaliste spécialisé dans les affaires du Darfour, Abdel Majid Abdel Hamid, a révélé dans une publication sur Facebook de nouveaux développements au sein de la milice, affirmant que l’effondrement se poursuit après que celle-ci a été contrainte de transférer ses mercenaires du Nil Bleu vers Nyala afin de faire face aux répercussions des défaites répétées dans les déserts et les sables du Kordofan.
Il a précisé que la milice a mobilisé un convoi de véhicules et d’appareils de combat, aux côtés de mercenaires étrangers et de reliquats d’éléments venus de Libye, mais qu’elle a renoncé à entrer au Darfour à la suite de vives dissensions internes, allant jusqu’à la liquidation de 50 de ses officiers et soldats accusés d’avoir divulgué des informations sur leurs mouvements.
Il a indiqué que la milice rencontre d’extrêmes difficultés à mobiliser les tribus et les composantes sociales, ce qui l’a poussée à recruter des mercenaires du Niger et du Tchad, sur fond de réticence croissante due aux pertes successives et au retour d’un grand nombre de combattants grièvement blessés.
Il a ajouté que le chef de la milice, Abdelrahim Dagalo, a été contraint, sous une escorte renforcée, de se rendre de Nyala vers l’ouest du Kordofan dans une ultime tentative d’empêcher le retrait des membres de la tribu des Misseriya des rangs de la rébellion, en particulier après les événements du marché de Souk Al-Naam qui ont provoqué la colère des populations locales.