Le nouvel envoyé de la France avertit : La guerre au Soudan est une impasse pour tous et la solution réside dans un dialogue qui fait taire les armes

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le nouvel envoyé spécial français pour le Soudan et la Corne de l’Afrique, Jean-Marie Safa, a appelé à l’unification des efforts de la communauté internationale pour soutenir une voie unique de dialogue soudano-soudanais, affirmant que le rétablissement de la confiance entre les Soudanais constitue l’entrée principale pour mettre fin à la guerre et bâtir un État qui englobe tous ses citoyens.
Safa a déclaré, à l’issue de sa rencontre aujourd’hui, mercredi, avec les membres du Comité de préparation du dialogue soudano-soudanais à Khartoum, que « le dialogue doit être plus fort que les armes », avertissant que la poursuite de la guerre mène à une impasse pour tous, et soulignant que la France reste attachée à l’unité du Soudan et soutient les efforts visant à restaurer la paix et à faire renaître l’espoir quant à l’avenir du pays.
Il a expliqué que les discussions avec le comité ont abordé de manière franche les questions du renforcement de la confiance, de la création d’un climat favorable au dialogue, ainsi que le rôle des femmes et des différentes composantes soudanaises dans le rapprochement des points de vue, soulignant que la fin de la guerre exige de dépasser les divergences politiques et de convenir de principes clairs garantissant l’acceptation de l’autre et la participation de tous.
L’envoyé français a indiqué que le manque de confiance représente un défi majeur au lancement d’un processus de dialogue global, affirmant la nécessité de traiter ces craintes de manière progressive et d’œuvrer au rétablissement de la confiance à travers une communication continue et l’ouverture aux différentes opinions.
Safa a souligné que la communauté internationale est appelée à parler d’une seule voix et à coordonner ses efforts pour soutenir un cadre unifié de dialogue, plutôt que la multiplicité des voies. Il a déclaré que la responsabilité du dépassement de la crise n’incombe pas aux seuls Soudanais, mais exige également que les parties internationales révisent leurs rôles et corrigent les erreurs passées, appelant à tirer les leçons des décennies de guerres qu’a connues le Soudan et à poser des fondations empêchant leur répétition.
Il a ajouté qu’un véritable dialogue ne peut se concrétiser sans la reconnaissance de la pluralité et l’acceptation des opinions différentes, affirmant que le rassemblement des Soudanais dans un processus global représente la voie vers la restauration de l’État et le service des intérêts supérieurs du peuple, qui a longtemps souffert des guerres.
Safa a annoncé son intention de poursuivre ses visites au Soudan, affirmant que sa visite actuelle ne sera pas la dernière, et réitérant le souci de son pays de contribuer aux efforts visant à restaurer la confiance, à faire renaître l’espoir et à réaliser la paix, afin que la guerre actuelle soit la dernière de l’histoire du pays.