Ce qui est visible et ce qui est caché des discordes dans la région… Et le Soudan dans la ligne de mire des étincelles

En Clair

 

Fath Al-Rahman Al-Nahas

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

  • Il est douloureux que la région arabe soit sous le poids des prémices d’une (grande discorde), dont les étincelles se propagent çà et là, alors que le Soudan est à deux pas de son extension, ayant déjà été touché par son (incendie) à travers cette guerre. Il est douloureux, face à cette amère réalité, de voir notre média national consacrer une (part considérable) de ses préoccupations et se (détourner) vers le gouvernement actuel, en faisant un (bouc émissaire) auquel on impute tous les problèmes du pays. Ainsi, il ne se (rédige un article), ne survient un accident de (circulation), n’augmente le cours du dollar, ne se produit une pénurie de carburant ou une coupure d'(électricité), sans que le gouvernement ne soit le (premier accusé) méritant d’être jeté aux oubliettes, sans (tenir compte) des causes de tous ces incidents et (crises) du quotidien… La douleur ne découle pas de la substance même de la (critique) adressée au gouvernement, cela relevant des B.A.-BA du travail politique, mais elle découle plutôt de l’absence des médias dans le (partenariat) pour parer au (grand fléau) qui s’approche des remparts de la (nation arabe). Ce fléau s’incarne dans un complot d'(absorption) de la nation arabe et musulmane à travers des (plans) américains et israéliens incluant le Soudan, tandis que nos médias se détournent de ce partenariat en se focalisant sur le bombardement du gouvernement comme un mur bas sur lequel on décharge toute colère, frustration et détresse.
  • De plus, nos médias sont absents de la sensibilisation à la gravité de scènes blessantes et provocatrices, telles que nous avons vu un rassemblement de citoyens jouer avec des quantités de billets de banque, les jetant au sol de sorte qu’ils s’éparpillent sous leurs pieds, les piétinant avec leurs (chaussures) et marchant dessus comme sur un tapis, dans un état d'(ostentation, de joie et de félicité). Nous n’avons vu personne parmi eux les empêcher de commettre cet acte (abominable) ni leur rappeler que cet argent avec lequel ils jouent est une (bénédiction) de Dieu dont Il les a gratifiés, et qu’il aurait été plus séant pour eux de le placer dans une (boîte), puis après leur réjouissance, de se rassembler autour et de réfléchir aux œuvres de bienfaisance dans lesquelles le dépenser… Mais le bon comportement leur a été (occulté) ; ils ont donc renié la bénédiction et l’ont (dépréciée) par ce (luxure haineux)… Et nous demandons qu’ils ne le fassent plus jamais afin que ne s’abatte pas sur eux la (colère de Dieu), leur faisant perdre ce bien ou en retirant la (baraka)… De surcroît, dans un autre contexte, des assemblées parlent de la (venue de chanteuses) de l’étranger pour animer des fêtes, sur lesquelles on jette des (sommes d’argent) locales et des devises fortes pendant qu’elles (exécutent) leurs intermèdes musicaux. Ces ignorants ne se rappellent pas que cet argent reviendrait de droit à des (orphelins, des veuves et des pauvres) incapables d’acheter une miche de pain… Quelle est donc cette déchéance (morale) dans laquelle la société s’est enlisée, et quelle est cette (ignorance) qui a aveuglé (nos cœurs et nos regards), assourdi (nos oreilles) et occulté (nos esprits)… Il n’y a de force ni de puissance que par Dieu.
  • Il est au pouvoir des médias d’être un outil efficace dans l'(éclairage) de la société et sa conduite vers les (œuvres vertueuses), en l’incitant au (développement individuel) par l’exploitation de toutes les capacités (financières) disponibles chez les individus au lieu d’en jouer comme nous le voyons actuellement et de les gaspiller dans une (opulence scandaleuse). Nous sommes à un tournant national, panarabe et islamique (critique), et l’arme la plus importante entre nos mains reste les médias. Nous devons donc les employer à la prise de conscience des dangers et les sortir de la fange des attaques contre les dirigeants de l’État, qu’il s’agisse du Conseil souverain ou du gouvernement… L’enjeu, messieurs, est plus grand et les défis sont plus immenses… Méditez donc, ô vous qui êtes doués d’intelligence.

Nous écrirons  encore et  encore,,,