Dans une interview accordée aux “échos soudanais” : Le Premier ministre annonce la fin imminente de la crise du carburant grâce à la contraction de 9 navires

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

  • Kamil Idris aux échos soudanais : Nous avons définitivement fermé la porte aux négociations avec la milice
  • Le gouvernement s’oriente vers la libéralisation des produits stratégiques pour assurer la disponibilité sur les marchés
  • Le Premier ministre: L’armée est capable de repousser l’agression éthiopienne
  • Kamil Idris reconnaît l’existence de crises suffocantes du coût de la vie
  • Le gouvernement: Nous comptons entièrement sur nos propres ressources pour soutenir l’effort de guerre, sans aucune aide extérieure

Le Premier ministre soudanais, le Professeur Kamil Idris, a annoncé un dénouement imminent de la crise du carburant que traverse le pays, révélant la finalisation de contrats pour 9 navires chargés de produits pétroliers, déjà arrivés au port.

  1. Idris a expliqué, lors d’un entretien exclusif accordé lundi à la plateforme échos soudanais que le gouvernement s’oriente vers la libéralisation des produits stratégiques afin de garantir leur abondance sur les marchés en ouvrant la compétition entre les importateurs. Il a précisé que cette orientation sera accompagnée de mesures de protection, notamment l’extension des centres de vente à prix réduits pour soulager le fardeau du coût de la vie pour les citoyens.

Le Premier ministre a reconnu l’existence de crises suffocantes liées au coût de la vie résultant de la guerre, la qualifiant de guerre totale aux dimensions économiques, politiques et militaires qui a imposé un coût exorbitant à l’État. Il a ajouté que le gouvernement s’appuie entièrement sur ses ressources propres pour soutenir l’effort de guerre, sans recevoir aucun soutien extérieur.

  1. Idris a attribué la hausse des taux d’inflation à la circulation de faux billets et à des opérations de contrebande systématiques, en particulier la contrebande d’or, affirmant que les organes exécutifs s’emploient à lutter contre ces phénomènes par le déploiement de brigades de sécurité jointes afin de protéger l’économie nationale.

Sur le plan militaire et politique, le Premier ministre a souligné la fermeture définitive de la porte aux négociations avec la milice rebelle, affirmant que cette décision reflète le choix du peuple soudanais, en raison des exactions à grande échelle incluant la destruction des infrastructures, la violation des domiciles, les vols, les pillages et le ciblage des installations vitales et des stations  électriques.

  1. Idris a estimé que l’escalade des attaques de drones traduit un état d’effondrement sur les théâtres d’opérations face à l’avancée des Forces armées sur tous les axes, ce qui a plongé dans la frustration les États parrains de la rébellion, selon ses termes.

Il a exprimé son regret quant à l’implication de certains pays voisins dans la guerre contre le Soudan, citant nommément l’Éthiopie, tout en indiquant que le Soudan a fait preuve de la plus grande retenue face aux dépassements éthiopiens, et en insistant sur la capacité des Forces armées à repousser toute agression.

Au niveau politique, M. Idris a confirmé l’ouverture du gouvernement aux initiatives de paix, à condition qu’elles mènent à une paix juste préservant la fierté et la dignité du peuple soudanais, soulignant que le projet gouvernemental pour la paix a reçu un large accueil favorable de la part de la communauté internationale.

Il a salué le déroulement du dialogue inter-soudanais, exprimant son espoir de le voir réussir à dégager un consensus sur les constantes nationales, et réitérant que la mission essentielle de son gouvernement est de faire traverser la crise au pays et de le préparer à la prochaine échéance électorale.