Questions au ministre de l’Énergie 

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Couleurs de la vie

Gris

Salah Omar El-Cheikh

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Il semble que l’approvisionnement en produits pétroliers connaisse ces jours-ci une instabilité dans la prise des décisions appropriées contribuant à assurer la disponibilité de ces produits, en particulier avec le début de la saison agricole et la fluctuation des prix du pétrole due à la guerre irano-américano-israélienne.

Les politiques édictées avant la guerre, par accord et concertation entre le ministère du Pétrole et les entreprises importatrices de produits pétroliers via leur chambre de commerce, avaient abouti à la formation de cinq groupes d’entreprises. Cela a donné l’opportunité à trente entreprises d’importer des produits pétroliers selon un calendrier établi par le ministère et un accord entre les entreprises de chaque groupe, garantissant une répartition équitable des bénéfices entre elles et l’obtention d’une marge bénéficiaire raisonnable qui n’entraîne pas de hausse des prix des produits pétroliers. De plus, une proportion de 50 % de la consommation a été allouée respectivement au secteur public et au secteur privé.

Cet accord fonctionnait de manière satisfaisante et sous la supervision directe du ministère, bien que certaines entreprises l’aient refusé, s’y soient opposées et n’y aient pas participé, malgré les tentatives de leurs pairs pour les inciter à rejoindre les groupes ou à en former de nouveaux.

Les informations rapportent que cet accord équitable, qui n’exclut aucune entreprise et donne à toute une opportunité de travailler, prendra fin à la fin de ce mois.

Les interrogations commencent par : « Pourquoi » mettre fin à un tel accord qui a instauré l’égalité entre toutes les entreprises et leur a donné l’opportunité de travailler ? Cet accord a-t-il échoué à assurer l’approvisionnement en produits pétroliers ou a-t-il provoqué la hausse de leurs prix ?

Quelle est la prochaine étape et quelles sont les politiques futures pour l’importation des produits pétroliers ? Veilleront-elles à respecter l’égalité entre toutes les entreprises dans le processus d’importation ?

Ne devrait-il pas y avoir une politique claire pour l’approvisionnement en produits pétroliers afin d’éviter que des soupçons ne soient soulevés à ce sujet ?

Ne serait-il pas plus judicieux de respecter les institutions du secteur privé, qui connaissent mieux leurs propres intérêts, et de faire en sorte que toute nouvelle politique soit établie en accord avec elles, telles que la Fédération des chambres de commerce et ses chambres spécialisées ?

J’espère que nous obtiendrons des réponses exhaustives de la part du ministère du Pétrole, et qu’il prendra en considération les intérêts du pays, de la population, du citoyen consommateur, du producteur ainsi que de l’importateur, afin qu’aucun d’entre eux ne soit affecté par l’instabilité des politiques.