Sur ordre du « parrain »… La coalition de Hamdok critique l’accueil réservé par l’Union africaine au dialogue soudanais

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
La coalition « Sumud », dirigée par l’ancien Premier ministre Abdalla Hamdok, a critiqué le fait que la Commission de l’Union africaine a salué le lancement du dialogue soudanais, prétendant que cette position n’est pas cohérente, de son point de vue, avec les principes de l’Union africaine relatifs à l’arrêt des guerres et au rejet des changements non constitutionnels.
La coalition a prétendu dans un communiqué, lundi, que le dialogue proposé à l’intérieur du Soudan manque de crédibilité, indiquant qu’il ignore les répercussions de la guerre et la situation humanitaire, et qu’il ne traite pas les questions relatives à la fin du conflit, selon ce qui est rapporté.
Elle a ajouté que la position de la Commission de l’Union africaine est intervenue quelques jours après une réunion de forces civiles soudanaises opposées à la guerre, qui s’est conclue par le refus de participer au dialogue dans sa formule actuelle, estimant que sa tenue dans l’ombre de la poursuite de la guerre pourrait contribuer à consacrer la division interne.
 La coalition a appelé à accorder la priorité à l’arrêt de la guerre et au lancement d’un processus de paix global qui traite la crise humanitaire et préserve l’unité du Soudan, confirmant la poursuite de ses contacts avec les initiatives qu’elle estime placer la fin de la guerre et les souffrances des civils en tête de leurs objectifs.
Le président du Conseil de souveraineté de transition, le général Abdel Fattah al-Burhan, avait annoncé au cours de ce mois l’intention du gouvernement de lancer un dialogue soudanais. Il convient de noter que des forces politiques, dont la coalition « Sumoud », ont refusé de participer au dialogue soudanais, exigeant l’arrêt de la guerre comme étape préalable à tout processus politique.
De son côté, l’Union africaine a salué dans un communiqué aujourd’hui le lancement du dialogue soudanais depuis l’intérieur du Soudan, appelant à ce que les consultations incluent les différentes forces politiques et sociales, et à ce que le processus repose sur une direction soudanaise indépendante dans le but d’aboutir à un consensus sur l’avenir du pays.