
Le rôle des services de renseignement après la chute de l’ancien régime
Près… et… distance
Mustafa Abul-Azaim
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Comme nous l’avons souligné précédemment, la direction du Service général des renseignements, à sa tête le général Ahmed Ibrahim Mofaddal, a réussi à surmonter les phases les plus dangereuses du chaos visant à démanteler l’État, après que des saboteurs ont tenté de fragmenter le Service en dissolvant l’Autorité des opérations à la suite de la chute de l’ancien régime et le général Mofaddal a abordé les détails de cette situation lors de son intervention devant le Forum des professionnels des médias soudanais, tenu récemment à Khartoum.
À travers cette rencontre, il est apparu clairement aux participants du forum le succès du général Mofaddal et de ses collaborateurs dans le renforcement du rôle du Service général des renseignements au sein des boules communautaires ainsi que des cercles d’action politique et économique au profit de la sécurité de la patrie, d’autant plus que l’hostilité était solidement ancrée chez une catégorie de personnes qui ne voyaient que ce qu’elles voulaient voir.
Et le plus important de ce que voyait cette catégorie était la démolition de ce grand organe au rôle crucial dans la préservation de la sécurité de l’État soudanais, à travers la dissolution de l’Autorité des opérations et la confiscation de la force et de la solidité du Service, afin d’abattre l’un des piliers de la sécurisation de l’État.
Depuis qu’il a pris ses responsabilités à la tête du Service, le général Ahmed Ibrahim Mofaddal s’est efforcé d’insuffler un nouveau souffle aux différentes directions en son sein, en particulier en ce qui concerne le suivi de ses travaux sur les dossiers économiques, sociaux et sécuritaires dans les États stables. Et il y a brillamment réussi, ces états s’étant stabilisés grâce à la mise en œuvre de politiques de sécurité, de contrôle et de surveillances rigoureuses, en coordination avec les comités de sécurité de tous les États.
Le succès du Service général des renseignements ne s’est pas arrêté à ces limites que nous avons évoquées ; la direction du Service a au contraire prouvé qu’elle constitue le soutien et l’appui de nos glorieuses Forces armées dans cette guerre qui leur a été imposée depuis le quinze avril de l’année dernière.
Et l’expérience a prouvé que la participation du Service général des renseignements aux combats aux côtés de l’armée à l’intérieur de Khartoum qui a fait face au désastre avec une bravoure et une fermeté rares, il s’est avéré que cette participation, qui s’est étendue à travers les colonnes mobiles vers le reste des États en se concentrant sur les États de Gazira et de Sennar, et avant eux les États de la région du Darfour qui continue de saigner, constitue un message adressé à la collectivité comme aux initiés : le Service général des renseignements est le véritable soutien de la grande armée soudanaise, et il opère sous ses ordres et sous son commandement sur le terrain.
Le Service général des renseignements restera assurément la cible de quiconque cherche à détruire l’État soudanais, et il fera face à un flot d’attaques continues, que ce soit à travers les chaînes satellitaires orientées aux agendas politiques, ou à travers les médias multiples et les réseaux sociaux devenus le terrain de règlement de comptes politiques, orchestrés par des cellules médiatiques spécialisées derrière lesquelles se trouvent des experts et des spécialistes de la guerre médiatique et électronique.
Le Service général des renseignements, avec à sa tête le général Ahmed Ibrahim Mofaddal, mérite un hommage populaire et sociétal. Il s’est en effet attaché à répondre aux besoins sanitaires et médicaux de la société et nous en sommes témoins , outre ses contributions notables et concrètes au soutien ferme et puissant apporté à nos Forces armées, son rôle grandissant dans l’atténuation des impacts de la guerre sur la société et ses figures symboliques, ainsi que l’attention portée aux familles de martyrs, de prisonniers et de blessés, sans oublier la prise en charge des citoyens dès leur retour dans les zones libérées, à travers le soutien de leurs divers intérêts jusqu’à ce que notre pays redevienne comme il était, et même plus fort, une fois que Dieu aura éloigné de nous le mal.