
La milice bombarde la centrale électrique de Tendelti au Kordofan du Nord… et lance une vaste campagne d’arrestations de civils au Kordofan de l’ouest
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Un drone appartenant aux Forces de soutien rapide a bombardé, mardi, la station de transformation électrique de Tendelti, située à l’ouest de l’État du Nil Blanc, ce qui a entraîné la mise hors service de la ligne de transmission d’électricité vers le Kordofan du Nord. Des sources gouvernementales de la localité de Tendelti ont confirmé à « Sudan Tribune » qu’un drone a tiré, mardi matin, deux missiles sur la centrale électrique, provoquant un incendie dans la station située à l’extrême ouest de l’État du Nil Blanc.
Les sources ont indiqué que le bombardement a entraîné la mise hors service de la station et une coupure d’électricité dans la ville de Tendelti. Des habitants des villes d’om Rawaba, d’Al-Rahad et d’El Obeid, dans l’État du Kordofan du Nord, ont également confirmé l’interruption du courant électrique simultanément à l’attaque. Les sources locales ont précisé que des équipes d’ingénieurs s’emploient à évaluer les dégâts causés à la station, après l’extinction de l’incendie provoqué par le bombardement.
Vaste campagne d’arrestations au Kordofan de l’ouest
Dans un autre contexte, des sources sur le terrain ont révélé qu’une vaste campagne d’arrestations a été menée par les Forces de soutien rapide dans les zones du nord d’El Nuhud et d’Eyal Bakhit, dans l’État du Kordofan de l’ouest. Cette campagne a visé des civils, dont des femmes, sous prétexte d’accusations de collaboration avec l’armée soudanaise, selon ce qu’a rapporté le site « Al-Unwan 24 ». Dans la région d’om Marahik, dans la localité d’Al-Khuwai, les forces ont arrêté, d’après les informations disponibles, 25 civils, dont 10 femmes et 15 hommes, sous l’accusation de collaborer avec l’armée et de transmettre des coordonnées.
Le groupe « Urgence Dar Hamar » a déclaré que les Forces de soutien rapide ont imposé un délai de 24 heures, menaçant d’exécuter collectivement les détenus si un drone venait à mener une attaque ciblant leurs regroupements. Le groupe a ajouté que certains dirigeants et secteurs relevant des Forces de soutien rapide dans la région souhaitent se rendre, les accusant de faire porter les accusations sur des civils innocents au lieu de régler les différends au sein de leurs propres rangs. Il a également exigé l’arrêt des agressions contre les femmes, les éleveurs et les civils désarmés.