L’Union européenne inflige un camouflet à la milice… et Al-Burhan à l’Europe : Le processus politique est une (affaire soudanaise)

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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le président du Conseil de souveraineté de transition, le général Abdel Fattah Al-Burhan, a briefé les ambassadeurs des pays de l’Union européenne au Soudan sur l’évolution de la situation dans le pays, en particulier sur les plans humanitaire et sécuritaire.
Al-Burhan a rencontré, dans son bureau à Khartoum, les ambassadeurs de l’Union européenne au Soudan, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohie eldin Salem. Il a présenté un exposé détaillé sur la guerre déclenchée par la milice terroriste contre l’État et ses institutions, mettant en lumière les violations et les atrocités qu’elle a commises à l’encontre des civils.
Il a souligné la nécessité de stopper le soutien continu fourni à la milice par certains pays, indiquant que le Soudan est un État doté d’une civilisation profondément enracinée dans l’histoire, s’étendant sur des milliers d’années. De plus, il a affirmé que son peuple possède la conscience et l’expérience nécessaires pour traiter ses propres questions et surmonter ses défis par lui-même.
Le président du Conseil de souveraineté a explicité que le processus politique est une affaire purement soudanaise qui doit se dérouler à l’intérieur du Soudan et par la volonté des Soudanais, tout en annonçant qu’il salue tout soutien positif qui appuie les efforts de réalisation de la stabilité, de la paix et du développement, et qui respecte la souveraineté du pays.
De son côté, l’ambassadeur Wolfram Vetter, ambassadeur de l’Union européenne au Soudan, a déclaré dans un communiqué de presse que la rencontre visait à s’enquérir des réalités de la situation au Soudan, d’autant plus qu’elle intervient quatre ans après le déclenchement de la guerre. Il a précisé que cette rencontre constituait une opportunité d’écouter les Soudanais au sujet de leurs souffrances et des tragédies qu’ils ont vécues en raison de cette guerre.
Il a réaffirmé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’Union européenne de s’engager avec les parties soudanaises afin de trouver une issue urgente à cette crise et de soutenir une transition civile, démocratique et indépendante au Soudan.
L’ambassadeur de l’Union européenne a réitéré leur rejet de l’établissement d’entités parallèles à l’autorité au Soudan, appelant à la nécessité de stopper le flux illégal d’armes vers l’intérieur du Soudan et d’empêcher l’arrivée des mercenaires et des combattants étrangers.
Wolfram a conclu : « Nous avons rencontré de hauts dirigeants soudanais aux plus hauts niveaux, ainsi que des organisations et agences des Nations Unies et des missions diplomatiques présentes à Khartoum, afin de soutenir la souveraineté du Soudan et son intégrité territoriale. »