
Se basant sur une loi de l’ère (Al-Bachir)… La milice interdit le (Kadmol) à Nyala
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
La milice des Forces de soutien rapide a émis un nouvel ordre d’urgence dans l’État du sud Darfour, imposant une série de mesures sécuritaires et réglementaires visant à renforcer la sécurité, la stabilité et à protéger la sécurité publique dans l’État, pour une durée de validité de trois mois renouvelable.
La ville de Nyala a connu, au cours de la période passée, un état de chaos sécuritaire marqué par la prolifération des meurtres, des enlèvements et des protestations répétées de membres de tribus pour diverses raisons. Ces événements ont entraîné la fermeture de marchés et le pillage de certains commerces, le dernier en date ayant eu lieu samedi dernier lorsqu’un groupe armé a fermé le marché populaire de Nyala à la suite de l’arrestation de l’un de ses membres par les Forces de soutien rapide.
Le chef de ce qui est qualifié d’« administration civile » dans l’État du sud – Darfour , Youssef Idriss Youssef, a déclaré que l’ordre d’urgence n° (2) pour l’année 2026 a été promulgué en se basant sur les dispositions de la loi d’urgence pour la protection de la sécurité publique de l’année 1997 – une loi adoptée par l’Assemblée nationale soudanaise sous le règne de l’ancien président Al-Bachir. Cet ordre comprend l’interdiction des atteintes aux biens publics et privés, du sabotage, de l’intimidation des citoyens et de la perturbation de la sécurité et de la tranquillité publiques. L’ordre interdit également la préparation ou la diffusion d’informations susceptibles de nuire à la vie des citoyens ou d’inciter à la haine, au racisme et à la division entre les composantes de la société, en plus de prohiber les discours incendiaires et les transmissions en direct (“Lives”) à caractère tribal ou ethnique.
La décision comprend l’interdiction du commerce ou du port d’armes à feu à l’intérieur des marchés et des rassemblements publics, et interdit de brandir des armes à l’intérieur des véhicules publics et privés, ainsi que le fait de tirer des coups de feu lors d’événements publics et privés. De plus, l’ordre interdit le port du (Kadmol) et de la tenue militaire pour les non-militaires dans les limites de l’État, et proscrit la tenue de rassemblements à caractère tribal ou ethnique, sauf en conformité avec les procédures légales, appelant à la non-ingérence tribale dans les affaires pénales, civiles et relevant de la charia, sauf dans le cadre des efforts de réconciliation communautaire.
La décision a réaffirmé l’interdiction des arrestations en dehors du cadre de la loi, tout en obligeant les autorités compétentes à prendre les mesures légales à l’encontre des personnes suspectées d’avoir commis des infractions liées à l’état d’urgence. Les mesures englobent également l’interdiction du trafic, de la promotion et de la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes, et empêchent la contrebande de ressources vers d’autres États sans permis officiels, en plus d’interdire les vitres teintées des véhicules, à l’exception des véhicules constitutionnels et de certaines entités officielles.
L’ordre a confié aux forces conjointes la responsabilité de mettre en œuvre les mesures qui y sont énoncées, y compris la garde des marchés, des rassemblements publics, des points de contrôle et des pompes à carburant, tout en conservant les saisies dans les locaux de la police. La décision stipule que les contrevenants seront punis d’une peine d’emprisonnement n’excédant pas un an, d’une amende ne dépassant pas cinq millions de livres, ou des deux peines à la fois, avec la confiscation des objets saisis ayant servi à commettre l’infraction ; la peine étant doublée en cas de récidive. L’ordre précise que sa période de validité s’étend sur trois mois à compter de la date de sa signature, avec la possibilité d’une prolongation par l’autorité compétente.