Gare aux propositions ambiguës : le processus politique est un bouillon empoisonné

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

___________________________

En Clair
Fath Al-Rahman Al-Nahas

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Un ballon de baudruche lancé par des parties étrangères, loin du sol de la patrie et de la volonté du peuple, qu’ils ont nommé (le processus politique), et autour duquel ceux qui s’y rassemblent ne se sont même pas encore accordés sur une (base) pour le bâtir. Il s’est ainsi transformé en un simple (débat stérile) où les interlocuteurs parlent d’un (arrêt de la guerre) au Soudan et de la construction de ce qu’ils appellent un pouvoir civil. Mais le plus affligeant, c’est que parmi cette assemblée (querelleuse), se trouvent ceux qui ont causé la guerre par leur planification, leur financement et leur exécution, et les voilà aujourd’hui, du jour au lendemain, devenus des (messagers) de paix et de civilité. Non contents de cette (tromperie), ils y ont ajouté (l’imputation) du crime de leur guerre sur le dos des autres, spécifiquement les (islamistes) et ce qu’ils appellent l’armée des (Folool – vestiges de l’ancien régime). Nous ne savons pas qui croira cette (stupidité) dont jouissent ces gens, ou s’il s’agit de leur part d’une (ruuse) pour prouver une innocence (impossible) devant le monde, alors que la boîte aux lettres de ce dernier a reçu tous les crimes de la milice (documentés par leurs propres mains), sans parler de ce qui apparaît chaque jour comme (formes hideuses) de viols et de meurtres, le massacre actuel d’El-Obeid n’étant pas loin des yeux du monde… Ce (violents outrages) contre El-Obeid est-il l’œuvre de la milice ou de l’armée du Soudan qui défend sa patrie et son peuple ?
Ce prétendu processus politique, ses initiateurs ont choisi de marcher sur la mauvaise voie dès les premiers pas. Il aurait pourtant été plus judicieux pour eux de commencer d’abord par émettre une (condamnation) forte et claire contre la milice et les traîtres qui la soutiennent, puis de joindre la parole à (l’action sérieuse), à savoir le tarissement des sources (d’armement et de financement) de la rébellion, le fait d’empêcher les pays voisins (d’héberger) ses éléments, d’établir des camps de (formation) et de leur acheminer le (matériel de guerre). Ensuite, le retrait de la rébellion des villes occupées, l’arrêt de ses agressions contre les civils et de ses ciblages des villes, et enfin, avant tout et après tout, l’exécution complète des conditions de la direction soudanaise… S’ils faisaient cela, ils seraient arrivés aux portes du succès de leurs efforts, et la (solution) soudano-soudanaise ainsi que la (pleine volonté) du peuple seraient (l’origine) de tout mouvement vers la scène politique espérée. Autrement, le (destin) de ce processus politique sera l’évanouissement et la perte de temps.
Ce que nous voyons comme propositions de solution (mijotées) à l’étranger représente des tentatives de (saper) les victoires de l’armée et de les remplacer par une (nouvelle vie) pour la milice et ses acolytes. C’est là le (vol en plein jour) de la bonne récolte qu’espère notre peuple après l’achèvement de (l’anéantissement de la rébellion) et l’annonce de la fin de la guerre… Nous ne nous laisserons pas tromper par les (slogans) de trêve, d’aides humanitaires et de pouvoir civil, car ceux qui disent cela là-bas sont ceux qui ont (allumé) la guerre. Que la malédiction soit sur eux.
Nous écrirons, encore et encore.